jan 23
2010

Le salon Solutions Linux ouvre ses portes le 16,17,18 mars 2010 au parc des expositions de Versailles. Apparement dans le grand hall 1 !

C'est l'occasion de parcourir les stands des grands noms de l'écosystème Linux, mais aussi ceux du village associatif.

Réserver vos badges gratuits dès à présent.

juil 30
2009

headerVous pouvez retrouver toutes les interviews des associations du libre présentes aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre à Nantes sur Radio.RMLL.info.

On y trouve notamment une interview de Debian France, l'association des dévelopeurs et utilisateurs de Debian français qui explique plus largement le fonctionnement et les spécificités de Debian.

J'en profite pour lancer 2 liens pour rentrer en contacts avec des Debianeux :

juin 02
2009

J'ai envie de stocker mes sauvegardes sur un disque externe en USB en dehors de chez moi (On est jamais trop prudent). Pour éviter la fuite de mes données personnelles, je vais chiffrer mon disque externe avec LUKS/cryptsetup/dm-crypt, la solution de chiffrement de partition intégrée au noyau Linux. Ce didacticiel a été effectué sur une Debian Lenny.

  1. Installez les programmes adéquats
  2. # apt-get install cryptsetup

    (Redémarrage?)

  3. Créez une partition sur votre disque (par exemple avec gparted). Cela sert juste à définir la taille de partition chiffrée.Vérifiez que vous avez bien démonté la partition avant de poursuivre.
  4. On va mantenant créer le conteneur de chiffrement de la partition.
  5. # cryptsetup luksFormat /dev/sdb1

    WARNING!
    ========
    This will overwrite data on /dev/sdb1 irrevocably.

    Are you sure? (Type uppercase yes): YES
    Enter LUKS passphrase:
    Verify passphrase:
    Command successful.

  6. On ouvre le conteneur.
  7. # cryptsetup luksOpen /dev/sdb1 disqueusb
    Enter LUKS passphrase:
    key slot 0 unlocked.
    Command successful.

  8. On formate la partition.
  9. # mkfs.ext3 /dev/mapper/disqueusb

    On peut donner un nom à cette partition. Ainsi, le disque externe sera monté toujours au même endroit. Par exemple si je veux qu'il soit monté dans /media/sauvegarde :

    # tune2fs -L sauvegarde /dev/mapper/disqueusb

  10. On referme le conteneur.
  11. # cryptsetup luksClose disqueusb

    Fin de la mise en place du chiffrement, place à l'utilisation :)

  12. On débranche/rebranche le disque. Gnome vient nous demander gentiment le mot de passe pour monter le disque :)
    cryptstup
  13. Le volume est automtiquement monté comme un disque USB classique et se démonte de la même manière : Clic-droit sur l'icone du bureau > Démonter.
    demontage
    Simple, non?

La procédure de création de la partition chiffrée pique encore les yeux pour beaucoup je pense. Une intégration à Gparted ne serait pas un mal :)

mai 21
2009

Les drivers Catalyst 9.5 pour les cartes graphiques ATI sont disponibles en téléchargement pour Linux. Ils permettent enfin d'utiliser la nouvelle carte Radeon HD4770 sortie ce mois au rapport performance/prix (90€)  imbattable.

Vous pouvez trouvez un test de Phoronix sous Linux ainsi qu'un autre test de Clubic sous Windows.

Je l'ai installée sur ma Debian Lenny. Je constate qu'il n'y a pas de bug d'affichage sous Blender (outil Knife ok) , ni de plantage en utilisation intensive avec les shaders 2.0 activés. Par contre X se plante quand je me deconnecte et revient à GDM....

Note pour plus tard (ou pour les lecteurs) :

- Quand on a pas de pilote pour sa carte graphique, utiliser le pilote "vesa" pour accéder à l'interface graphique.

- La commande "X -configure" crée un xorg.conf tout neuf mais assez bancal (clavier qwerty...)

- Je n'avais pas installé le paquet "linux-headers" correspondant au paquet "linux-image". L'interface graphique de l'installation du pilote Catalyst laissait entrendre que tout s'était bien passé mais en regardant de plus près dans /usr/share/ati/fglrx-install.log j'ai découvert que le driver n'était pas compilé faute des sources du noyau. Les symptômes? Impossible d'afficher correctement GDM (distortion d'image) et un Xorg.log qui pisse des erreurs :

(EE) fglrx(0): [FB] Can not get FB MC address range.
(EE) fglrx(0): XMM failed to open CMMQS connection.
(EE) fglrx(0): PPLIB: PPLIB is not initialized!.
(EE) fglrx(0): PPLIB: swlPPLibNotifyEventToPPLib() failed!
(EE) fglrx(0):        ulEventType = 0000000c, ulEventData = 00000001
(EE) fglrx(0): PPLIB: PPLIB is not initialized!.
(EE) fglrx(0): PPLIB: swlPPLibNotifyEventToPPLib() failed!
(EE) fglrx(0):        ulEventType = 00000002, ulEventData = 00000000
(EE) fglrx(0): firegl_SetSuspendResumeState FAILED -9.

Je vous poste mon xorg.conf qui démarre bien (résolution d'écran 16/10 reconnue, clavier Fr, accélération 3D/compiz tout ça..) :

Section "ServerLayout"
Identifier     "Layout0"
Screen      0  "aticonfig-Screen[0]-0" 0 0
EndSection

Section "Module"
Load  "dbe"
Load  "extmod"
Load  "freetype"
Load  "glx"
EndSection

Section "InputDevice"
Identifier  "Configured Mouse"
Driver      "mouse"
EndSection

Section "InputDevice"
Identifier  "Generic Keyboard"
Driver      "kbd"
Option        "XkbRules" "xorg"
Option        "XkbModel" "pc105"
Option        "XkbLayout" "fr"
Option        "XkbVariant" "latin9"
EndSection

Section "Monitor"
Identifier   "aticonfig-Monitor[0]-0"
Option        "VendorName" "ATI Proprietary Driver"
Option        "ModelName" "Generic Autodetecting Monitor"
Option        "DPMS" "true"
EndSection

Section "Device"
Identifier  "aticonfig-Device[0]-0"
Driver      "fglrx"
BusID       "PCI:1:0:0"
EndSection

Section "Screen"
Identifier "aticonfig-Screen[0]-0"
Device     "aticonfig-Device[0]-0"
Monitor    "aticonfig-Monitor[0]-0"
DefaultDepth     24
SubSection "Display"
Viewport   0 0
Depth     24
EndSubSection
EndSection

mai 02
2009

Orange sort un ordinateur à destination des "seniors néophytes" muni d'une interface conçue spécifiquement pour faciliter la prise main.

orange-hello

Techniquement, il s'agit d'un PC-écran (120 Go de stockage, 1 Go de ram) au design flatteur. Le système d'exploitation sous jacent est basé sur la distribution GNU/Linux Debian. La valeur ajoutée provient principalement de l'interface utilisateur facilitant grandement l'accès aux fonctions courantes d'un ordinateur développée par la société E-sidor pour le compte d'Orange.

Au menu : Navigation Web, Mail, Radio, Télévision, Messagerie instantanée, Gestionnaire de photos, Lecture de vidéos, Webcam, Traitement de texte, Tableur, Assistance à distance...

L'interface est bien plus poussée qu'un EeePC qui propose certes un lanceur d'applications simplifié mais ne change rien à l'ergonomie des logiciels qui demandent toujours une aisance avec les concepts d'interface informatique "standards". Ca peut paraitre con pour ceux qui sont nés avec un souris 2 boutons et Windows dans les mains mais essayez d'utiliser Blender sans aucune explication sur son interface et vous comprendrez la frustration. Dans le cas présent, l'interface est simplifée au maximum et adaptée aux préoccupations des séniors. Apple a démontré, à travers Mac OS X, l'Iphone et l'Ipod, que l'interface avait énormement de valeur aux yeux des "humains" (cad les non-geeks). A ce titre je trouve les distributions GNU/Linux bien plus simples que Windows (pas de configuration du matériel, pas de logiciels installés n'importe comment, pas de virus...).  Les informaticiens ont beaucoup à faire dans ce domaine.

L'offre est destinée en particuliers aux abonnés Orange et se décline en :
- forfait ordi+connexion Internet à 40€/mois  avec engagement sur 24 mois
- ordi seul à 549 €

L'offre est intéressante à plusieurs titres. Premièrement les séniors ont largement été laissés sur la touche de la révolution Internet. Il est vital que cette génération ne soit pas mise à l'écart des nouveaux usages de la vie courante.

Deuxièmement, c'est un bel exemple de l'intérêt du logiciel libre qui permet à des acteurs ayant de bonnes idées de créer un produit novateur avec peu de moyens sans avoir besoin de réinventer la roue de l'informatique. Il en découle que les briques logicielles favorisent l'utisation des standards  de communication et fichiers libres. En effet, peu de chance que le navigateur soit Microsoft Internet Explorer, que la messagerie soit Windows Live Messenger ou que le rip de CD se fasse en .wma uniquement lisible sous Microsoft Windows. D'aileurs, je me demande si il existe d'autres distributions GNU/Linux pour séniors ? Sur la même veine, peut être qu'un jour on pourra partager ses photos et ses vidéos sur le web d'un clic en les hébergeant sur sa machine sans devoir passer par Youtube ou Flickr ni savoir réserver un nom de domaine.

Troisièment, je pense que c'est aussi un beau créneau marketing : secteur vierge de concurrence, cible demandeuse et à pouvoir d'achat, société historique déja fournisseur du téléphone chez la majorité des cibles.

mar 05
2009

flashplayer_100x100Lenny est livrée par défaut avec le plugin de lecture Flash Swfdec.

Avantages : son code source est libre et les applets Flash sont démarrées par l'utilisateur et non automatiquement au chargement de la page web.
Inconvénients : Il est plus lent et que le plugin propriétaire Adobe (saccades dans les films) et ne fonctionne pas avec toutes les animations Flash, notamment les plus complexes.

Le plugin Adobe Flash Player 10 n'étant pas dans les dépôts officiels Debian voici comment l'installer simplement :

# wget http://fpdownload.macromedia.com/get/flashplayer/current/install_flash_player_10_linux.deb
# dpkg -i install_flash_player_10_linux.deb
# rm install_flash_player_10_linux.deb

Pour le déinstaller et revenir au plugin Flash libre :

# dpkg -P adobe-flashplugin

mar 04
2009

J'ai fait l'acquisition d'une nouvelle carte son : l' Audiobox USB de Presonus.

presonusaudioboxusbinterface

24bits/48kHz
2 entrées mono jack/XLR avec préampli et alimentation fantôme.
2 sorties jack TRS mono respectivement pour le canal droit et gauche habituellement.
1 sortie jack stréo pour le casque
1 entrée midi
1 sortie midi

La carte son est auto-alimentée par l'USB. Il n'y a pas de prise secteur prévue. Je n'ai pas vérifié si ça consommait beaucoup (quelle procédure adopter?) mais j'envisage de la trimballer sur un petit ordinateur portable (atom) afin d'avoir un système d'enregistrement multipiste nomade.

En frontal on peut contrôler le volume de chaque entrée, le volume du casque et le volume de sortie. C'est très pratique de gérer le volume de sortie avec un potar sous la main :) Plus besoin d'aller jusqu'aux enceintes ou de chercher un mixer logiciel qand on est dans une appli plein écran.

La marque Presonus n'est pas présente dans la table des fabricants de carte sons sur le wiki ALSA (Je me suis inscrit sur le wiki pour changer ça mais la création de page est bloquée). Elle fonctionne grace au module snd-usb-audio d'Alsa.

Normalement, les cartes son sous Linux et encore plus en USB, c'est censé être "plug & play". Ca l'est presque.

En la branchant j'avais du son depuis mes applis mais les vidéos Flash faisaient planter mon navigateur web, je n'arrivais pas à jouer du son depuis plusieurs applis en même temps et les vidéos lancées avec VLC, Totem ou autre plantaient au bout d'un seconde de lecture. Tout ceci a été résolu par l'ajout d'un fichier ~/.asoundrc ayant pour contenu les lignes suivantes :

pcm.card0 {
type hw
card 0
#mmap_emulation true
}

pcm.dmix0 {
type dmix
ipc_key 34521
slave {
pcm "card0"
period_time 0
period_size 1024
buffer_size 4096
rate 48000
}
}

pcm.dsnoop0 {
type dsnoop
ipc_key 34523
slave {
pcm "card0"
rate 48000
}
}

pcm.asym0 {
type asym
playback.pcm "dmix0"
capture.pcm "dsnoop0"
}

pcm.pasym0 {
type plug
slave.pcm "asym0"
}

# 'dsp0' is espected by OSS emulation etc.
pcm.dsp0 {
type plug
slave.pcm "asym0"
}

ctl.dsp0 {
type hw
card 0
}

pcm.!default {
type plug
slave.pcm "asym0"
}

ctl.!default {
type hw
card 0
}

Et dans /etc/modules, ajouter :

# USB audio
snd-usb-audio nrpacks=1
options snd-usb-audio index=0

Je pense que cette solution s'applique aussi aux autres cartes son si vous avez les mêmes symptomes.

fév 16
2009

Ca fait maintenant 5 mois que j'ai échangé ma Mandriva 2008.1 pour une Debian Lenny. Petit bilan.

La raison de cette migration tient à une volonté d'avoir un système robuste et d'une finition inégalée. Je me considère comme un utilisateur averti. Mandriva m'a rendu Linux accessible sans connaissances particulières. Néanmoins, chaque nouvelle version, tout en apportant plus de confort et de modernité laissait un arrière goût de précipité.

Je passe sur le site www.debian.org : poussiéreux, doc pas à jour... Ca donne pas vraiment envie, mais j'étais assez motivé donc j'ai quand même réussi à me renseigner sur l'installation de Debian.

Une des particularités de Debian est son système de publication de version.
La modèle de Mandriva fonctionne sur une version de développement (cooker) qui est gelée tous les 6 mois pour donner une version utilisateur final (2008, 2008.1, 2009, 2009.1 ,etc...).

Debian ne fonctionne pas sur des gels de version de développement à date fixe. Premièrement, il y a "experimental" où se fait le développement d'avant garde. Ensuite si paquet parait assez utilisable en production pour son développeur, il l'envoie dans "unstable" (appelée aussi sid). Si le paquet y survit une certaines durée (quelques semaines) sans anicroches, il est copié dans "testing". Le but de "testing" est d'avoir le moins de bugs possible. Quand "testing" est considérée comme suffisamment non-buggée, elle est figée en version "stable" et le cycle de l'élaboration d'une nouvelle version "stable" recommence.

Ce modèle de développement valorise la fiabilité des logiciels car la version stable a subit une période de test assez poussée et s'engage sur un objectif de fiabilité contrairement aux versions à date fixe. Il me parait sain de penser qu'un système testé à peine 15 jours en version finale comporte nécessairement beaucoup de bugs non-encore décelés à sa sortie.

Bref, j'ai choisi la version "testing" (la version testing était en cours de gel) car les paquets n'étaient pas trop vieux pour moi (plus ou moins les mêmes que ceux de Mandriva 2008.1) et qu'elle allait bientôt passer en "stable".

Installation depuis l'ISO netinstall (petit CD, téléchargement de la majorité des paquets depuis Internet). L'installateur (graphique) est plus ou moins comparable à celui de Mandriva excepté le partitionneur de disque qui n'a pas la simplicité de celui de Mandriva. Mieux vaut avoir déja savoir comment partitionner un OS linux... L'installation se fait sans autre soucis.

A l'utilisation, pas grand changements. La Lenny comporte des paquets de la même fraicheur que la Mandriva 2008.1, ce qui est parfaitement utilisable en tant que poste bureautique. Niveau stabilité, rien à dire. Ca ne bouge pas :p. C'est à dire, pas de nouveautés mais pas de plantage non plus. Compiz (le bureau 3d) marche parfaitement. Aucun d'écran noir à cause d'une mise à jour de noyau/xorg/nvidia à rapporter ce jour, c'est plutôt appréciable pour un utilisateur.

Ma plus grosse embuche à consister à utiliser mon scanner (J'étais habitué à la simplicité de Mandriva ;D )

Dans l'éternel troll sur le système de paquets Deb/RPM. Je dois avouer que les mises à jour sont plus rapides à effectuer sur Debian (paquets moins lourds à télécharger). Les descriptions des paquets et mises à jour sont bien présentes dans Synaptic (équivalent à Rpmdrake) et aucun paquet ne m'a été proposé avec une dépendance cassée. Le check des nouveaux paquets s'effectue seulement au rythme d'une fois par jour, ce qui est appréciable.
Par contre, je regrette le champ de recherche directement accessible dnas l'interface de rpmdrake.
A noter ce superbe site d'information sur les paquets.

A l'heure où j'écrit ces lignes, Debian Lenny vient de sortir en "stable". Je la conseille aux utilisateurs avertis qui ne veulent plus se prendre la tête avec les mises à jours tous les 6 mois. Debian n'est plus aussi à la traine qu'on ne le pense.

Installation depuis le live CD ou la net-install.
Vous pouvez demander conseil sur le salon jabber debian-fr@chat.jabberfr.org et le forum debian-fr.net.

jan 14
2009

Petite astuce qui peut sauver pas mal de cheveux aux utilisateurs migrant vers Debian. En effet, sous Mandriva, je branchais mon scanner et hop ça marchait, là non... Mékeskispass(pas)?

Par défaut, un utilisateur "de base" n'a pas le droit d'utiliser le scanner. Il faut donc ajouter l'utilisateur au groupe "Utiliser des Scanners" pour le voir fonctionner.

Graphiquement sous Gnome, ça se configure par le menu Système> Administration > Utilisateurs et Groupes > Gérer les groupes > Scanner > Propriétés > Cocher les utilisateurs > Valider.

Voila, c'était pas sorcier mais encore fallait-il le savoir.