jan 19
2010

Je viens de tomber sous le charme de cette légende de la soul à l'origine de bien des samples, je ne peux m'empêcher de partager cela :

Just the two of us
Ain't no sunshine


Use me

déc 31
2009

déc 14
2009

Le très connu site web Mininova, recensant de multiples torrents menant vers des fichiers illégaux (films, musiques, jeux, etc...) a récemment fait le ménage dans sa base de données et ne recense plus que des torrent légaux... ce qui le rend beaucoup moins attrayant pour le coup.

En effet, la justice et les ayants droits pensent qu'il est possible de réduire le partage illégal de fichiers en supprimant les moteurs de recherche de tels fichiers. Mais ce serait oublier le géant mondial des moteurs de recherche : Google.

Rien de plus facile de se servir de Google pour rechercher des torrents. Exemple, si vous recherchez : "filetype:torrent taxi4 dvdrip" vous avez un liste de liens directs vers les fichiers torrents qui permettent vraisemblablement de télécharger le film de Luc Besson. Nul besoin de site web underground...

google-search-torrent

Dès lors, lorsque l'on connait la volonté de Google de ne pas modifier arbitrairement la pertinence des résultats de son moteur de recherche, j'ai du mal à imaginer comment les ayants droits vont négocier avec Google le retrait de ces liens.

sept 09
2009

La contribution créative exprimée par Philippe Aigrain dans son livre (libre) Internet et Création reprend l'idée d'une licence globale pour régler le problème du financement de l'industrie musicale et par là même le piratage sur Internet.

Plutôt "pour" de prime abord (il faut dire que cette solution a le mérite d'en finir l'intrusion dans la vie privée et le muselage de la libre expression de la loi Création et Internet tout en apportant un financement crédible., j'émet désormais de nombreuses réserves suite à ma lecture du livre.

Pour résumer brièvement la contribution créative avancée par ce livre, il s'agit d'un prélèvement obligatoire et dont le montant est fixe lié que chaque internaute devra payer (à travers le coût de son abonnement). Il s'agirait d'un montant entre 2 et 5€ par mois. Cet argent serait ensuite redistribué aux artistes et à la filière musicale sur la base de statistiques effectuées sur les listes d'écoute publiées par les internautes.

Premièrement, la contribution créative ne s'intéresse qu'à la musique. Le cinéma, les logiciels, les livres, les photos, bref... tout le reste du champ des biens numérisables (et pas seulement les oeuvres artistiques) est écarté de la réflexion. Espère-t-on pouvoir règlementer différement les échanges de bits "de livre" des échanges de bits "musicaux"? Ou ce type de financement est voué à être élargi à chaque secteur subissant les échanges numériques non commerciaux? Dans le cas présent où le montant de le montant de la contribution par abonné à Internet est fixe et obligatoire, gare à la facture...

Deuxièment, la rémunération produite par une oeuvre dépend directement du nombre d'écoutes de celle-ci par les internautes. N'est il pas choquant d'estimer la valeur d'une oeuvre à sa popularité ? Ceux qui gagneraient le plus seraient les auteurs de musique de supermarché et d'ascenceur où  la musique tourne 24/24... On comprend aussi pourquoi on ne peut pas transposer ce système aux logiciels où l'on paierait en fonction du nombre de démarrages du logiciel :D

Le mécénat global, porté par Fancis Muguet et Richard Stallman, permet de redistribuer les contributions de manière plus déterministe. Chaque utilisateur du système peut influer sur la distribution de sa contribution à hauteur de 15% de son montant. Il est même possible de déléguer ce choix à une tierce personne ou société. Autre particularité judicieuse, les auteurs les mieux rémunérés devront partager une partie de leur bénéfice avec le reste des auteurs afin de ne pas trop déséquilibrer les revenus. On a parfois l'impression de réinventer le modèle des contributions sociales déja en vigueur dans nos sociétés.

Troisièmement, le livre ne remet pas en cause le droit de l'auteur à contrôler la diffusion et l'usage de ses oeuvres. Il cite pour exemple les licences Creative Commons qui permettent de restreindre les usages possibles des oeuvres. Je pense par exemple aux clauses "Non Derivative" ou "By". Je ne vois pas par quel miracle ces limitations d'usage ne seraient pas bafouées par les internautes au même titre que l'interdiction à la copie décrite dans les licences classiques.
De mon point de vue, les licences "ouvertes" type GPL fonctionnent car il est facile d'identifier et d'attaquer en justice les sociétés commerciales qui en bravent les queslques restrictions. Elles ont pignon sur rue dès lors qu'elle en font du commerce. A l'inverse, identifier et et attaquer des particuliers anonymes pour faire respecter les licences est un vrai casse tête, d'où la création de l'HADOPI pour traquer ces anonymes...

Quatrièmement, Aigrain soutient que l'auteur devrait pouvoir conserver le contrôle de la chronologie de la sortie publique de sont oeuvre. C'est à dire, interdire de filmer les concerts live et les projections en cinéma pour ne pas gêner les ventes de DVDs. Or le gros du piratage se fait actuellement sur des oeuvres encore non sorties officiellement en DVD... Cela semble donc une vaine prière.

Après les critiques, j'avance quelques idées.
Le but in fine du système auquel nous réfléchissons consiste à développer la qualité et la diversité des "oeuvres numériques" humaines.
Il ne parait pas envisageable de suivre l'utilisation des fichiers sans rentrer dans la vie privée et le fichage des usages des citoyens.
Dès lors plutôt que de "payer à la consommation" des oeuvres, pourquoi ne "contribuer à la fabrication" des ces oeuvres. C'est le schema utilisé dans le logiciel libre où l'on donne du temps et de l'argent pour élaborer un logiciel et non pour l'utiliser.

Il s'opère alors un changement de modèle économique qui financera les outils (formation, studios, outils, logiciels, instruments, scènes, etc...) qui permettront aux auteurs de créer et vivre. Un système de liberté où les mots "consommation", "propriété intellectuelle" n'ont pas de sens. Un système où "l'argent rapide" n'a pas cours.
Une contribution supplémentaire et directe des fans des artistes permettrait d'en élever quelques uns et financer par exemple de grandes tournées.

août 05
2009

1579368037283_7b8f0ffca4_oLa loi HADOPI 2 faisait le sujet de l'émission Le téléphone sonne sur France Inter du 22 juillet 2009.

Je me permet de la rediffuser sur le net : France Inter - Le Telephone Sonne - HADOPI 2.ogg (format Ogg Vorbis)

Etaient présents pour débattre :

  • Michel Thiollière, sénateur UMP, rapporteur du projet de loi Hadopi au Sénat
  • Patrick Bloche, député PS, responsable du groupe socialiste à l’Assemblée nationale sur le projet de loi création et internet,
  • Jérémie Zimmerman, président de l’association La Quadrature du Net,
  • Bernard Miyet, Président du directoire de la Sacem,
  • Philippe Couderc, Président de la Fédération des éditeurs et producteurs phonographiques d’Aquitaine (Feppia) et membre fondateur de CD1D (une fédération de 100 labels indépendants),
  • Rubin Steiner, artiste.
juil 28
2009

C'est propriétaire, pas compatible avec la plateforme de son choix, lent et pas ergonomique mais... ça peut être beau et bien senti.

souchonhttp://www.alainsouchon.net/

Oh désespoir, cet artiste est pour HADOPI. Personne n'est parfait...

juin 29
2009

Attention c'est du lourd.

tf1 Cliquer sur l'image pour voir la vidéo.

Ce qu'il y a de bien avec la TV, c'est que la caricature n'est même plus nécessaire tellement c'est grotesque. Pour ceux qui vivraient sur une autre planète (ou un autre pays), il s'agit d'une info prenant place dans le "journal d'information national" le plus regardé en France. Voir, la seule source d'information pour beaucoup de français.

Et après, les mêmes journalistes font des reportages sur l'ignorance des français sur les sujets de fond....

leurpouvoircestvotreignorance

La TV, hypnotiseur du peuple? Tenter de citer les gros titres d'hier au JT s'avère déja bien révélateur de la chose.

Comme je suis sympa, je vous indique la voie de rédemption :

juin 28
2009

Voici les concerts des Solidays prévus Dimanche 28 Juin 2009.

J'ai classé par horaire et non par scène afin que vous puissiez faire programmer votre playlist. Le programme sur place est payant.

14h

  • Che Sudaka
  • John & Jehn

15h

  • Alborosie
  • Syd Matters

16h

  • Izia
  • Puppetmastaz
  • Piers Facini

18h

  • Ayo
  • Pep's

19h

20h

  • Fete à Mouss & Karim
  • La Grande Sophie

21h

  • Wampas
  • Cocoon
  • Metronomy

22h

  • Manu Chao
juin 24
2009

Rue montorgueil, dans le 2ème arrondissement de Paris... (version HD, vive le pein écran :)

Make The Girl Dance "Baby Baby Baby" ( official video )
Derrière ce groupe se trouve Pierre Mathieu, animateur sur M6 pour ceux qui connaissent.

Autre clip du même genre ( ;-) pour la fin) :

Ou encore le Naked Bike tour :

A plus grande échelle, ca me fait penser à ce photographe, Spencer Tunick, qui se sert du nu pour faire du "Land Art".

18000 personnes sur la place de Mexico quand même !

juin 14
2009

Concert gratuit, films et débats autour de la loi HADOPI ce Lundi 15 Juin 2009 sur Paris.

Cette soirée est organisée par Owni.fr & le Réseau des Pirates, en partenariat avec Vendredi Hebdo, l’International et avec le soutien de Numérama, Slate, Agoravox, LePost, Ivox, 22mars, le Social Média Club, j’affiche et ZikNation.

–> à partir de 18h : projection de films traitant d’hadopi, des nouveaux modèles de rémunération des artistes et de la défense des libertés numériques, en débattant, au bar de l’International,

–> à 21h : début des sets musicaux (15 à 25 minutes par groupe) et slam entre les sets.

RDV à l’International (site/carte), 5-7 rue Moret à Paris (métro Parmentier ou Ménilmontant)