fév 16
2010

Les internautes et le public de l'assemblée ont pu être témoins de la faible affluence des députés dans l'hémicycle lors du passage de la LOPPSI 2.

TF1, chaine d'information la plus regardée de France a un autre regard sur notre démocratie :

Et la présentatrice d'introduire cette image après un Nième reportage sur la violence des jeunes à l'école :

Et c’est dans ce contexte que le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a présenté son projet de loi sur la sécurité intérieure qui prévoit un arsenal contre les nouvelles formes de délinquance.

Parmi les mesures qui seront discutées il y a la vidéosurveillance, un couvre-feu pour les moins de 13 ans, avec des sanctions possibles pour les parents des enfants délinquants. La gauche et les magistrats jugent ce projet “liberticide”.

Ce n'est pas  la première fois que TF1 joue à ce petit jeu de déformation de la réalité (ou mensonge, bref quelque chose de très déontologique pour des "journalistes"). Rappelez vous la couverture d'HADOPI :

HADOPI votée par 16 députés en pleine nuit.

Le lendemain on pouvait lire sur le site de la 1ère chaine :

fév 15
2010

Joli coup de projecteur sur le fonctionnement des institutions européennes.

Pour ceux que la politique européenne intéresse, je ne saurais que vous recommander le Journal Télévisé du parlement. C'est facile à suivre et vous en apprendrez bien plus qu'avec le  JT sur la chasse aux truffes du Périgord de TF1.

fév 10
2010

En plus de la vidéo, vous pouvez suivre les petits trucs qui se passent hors caméra grace aux 2 compères de Regards Citoyens présents dans les tribunes de l'Assemblée nationale. Ils maintiennent un twitt en temps (presque) réel pendant les débats.

fév 08
2010

Contrairement à l’idée reçue généralement établie, il est très simple d’assister aux débats de l’Assemblée nationale. Le passage en hémicycle de la LOPPSI est une bonne occasion de s’y rendre et de voir soi-même ce qu'il se passe réellement derrière la caméra. Cela aide également sérieusement à signifier aux députés par votre présence que le débat vous importe. Au point culminant des débats HADOPI ce sont ainsi pas moins de 200 personnes qui observaient depuis les tribunes une cinquantaine de dépuités en contrebas.

Pour cela, il suffit tout d’abord de repérer son député sur le site de l’Assemblée et de le contacter, par e-mail ou plus directement en téléphonant à sa permanence où l’un de ses assistants parlementaires vous répondra. Le numéro de téléphone est généralement disponible sur la fiche de chaque député ; dans le cas contraire vous pourrez le retrouver sur le wiki de la Quadrature du Net.

Demandez tout simplement un billet de séance pour chaque journée qui vous intéresse (attention un billet est valable pour toutes les séances de la journée à l’exception des questions au gouvernement du mardi et du mercredi à 15h, si vous souhaitez également assister à ces séances généralement très fréquentées, veillez à demander également le billet associé).

Vous pourrez ensuite vous rendre au Quai d’Orsay à l’entrée publique de l’Assemblée muni d’une pièce d’identité et d’un haut à manches longues ; vos billets de séance vous attendront à votre nom dans une enveloppe et vous n’aurez plus qu’à passer la sécurité comme à l’aéroport.

La programmation des débats sur la LOPPSI est la suivante :

Mardi 9 Février
après-midi :  17h -> 20h
soir : 21h30 -> ??? *

Mercredi 10 Février
après-midi : 16h -> 20h
soir : 21h30 -> ??? *

Jeudi 11 Février
matin : 9h30 -> 12h30 ?
après-midi : 15h -> 20h
soir : 21h30 -> ??? *

Vendredi 12 Février ?

* Les débats du soir peuvent courir jusque parfois 4h du matin, mais l’on peut estimer que ceux de mardi et mercredi soir finiront probablement plus tôt, aux alentours de minuit.

Il est interdit de parler et de montrer tout signe d’approbation ou de dénégation depuis les tribunes publiques pendant les débats. De plus, vous devrez laisser au vestiaire tout appareil électronique et tout document autre que les documents officiels de l’Assemblée Nationale (texte de loi, amendements, feuille jaune présentant le programme des discussions, trombinoscope, …).
En attendant, vous pouvez lire en contexte et commenter le projet de loi dans le module Simplifions la loi de NosDéputés.fr.

Enfin, vous pouvez, et devriez, prendre du papier et un crayon. Prendre des notes vous permettra de garder une trace de vos observations afin de pouvoir les relayer ensuite sur le site.

Pour ceux ne pouvant malheureusement pas se déplacer, il reste toujours les débats en direct depuis le site de l’Assemblée nationale.

(ce texte est une copie d'un mail de Benjamin Ooghe-Tabanou reçu sur la mailing-list de la Quadrature)

jan 15
2010

Le Modem a publié mi décembre un programme, issu du congrès d'Arras. On peut y trouver un volet NTIC favorable au logiciel libre, à la neutralité du réseau et à la licence globale.  Extrait :

2-4 Prendre part à la révolution numérique

Internet constitue une révolution du même ordre que l’invention de l’imprimerie il y a cinq siècles. Ce moyen d’expression donne librement la parole à tout citoyen et accès à une multitude de sources d’informations complémentaires. Internet constitue un des derniers lieux de débats ouverts et contribue à l’épanouissement de la démocratie et de l’intelligence collective.

Le concept de neutralité du réseau doit être reconnu comme un pré-requis indispensable au développement des technologies et au maintien de la liberté d’expression. Toute forme de censure du réseau doit être rendue publique et validée par une autorité judiciaire. Les moyens doivent être mis sur l’identification des auteurs des méfaits et non pas sur une illusoire mesure de protection par un filtrage facilement contourné.

La réponse au problème des droits d’auteur sur internet tient en trois points complémentaires développement et multiplicité des offres légales, un système au forfait illimité de type “licence globale” permettant la traçabilité des oeuvres pour tendre à une juste rétribution des ayants-droits et enfin un secteur non marchand pour la promotion des artistes qui le souhaitent (partiellement interdit en France) et la diffusion des oeuvres libres de droits. Nous soutenons le système français du droit d’auteur.

La construction et l’accès à un réseau ouvert et à Très-Haut Débit est un vecteur du droit d’expression, d’accès à la culture, à de nombreux services publics et privés, au travail à distance, à l’aide au maintien à domicile, d’émancipation pour les personnes handicapées et au regain des activités locales. Les pouvoirs publics doivent encadrer et investir de manière coordonnée dans le déploiement de cet outil majeur d’aménagement sur tout le territoire, qui devrait être basé sur la fibre optique, cette dernière offrant un débit virtuellement illimité. De la même façon, le marché du logiciel libre et interopérable est générateur d’emplois et services à haute valeur ajoutée, innovants, peu polluants et non délocalisables sur tout le territoire, surtout par des PME d’un type nouveau : les Sociétés de Services en Logiciels Libres (SS2L).

Concernant les technologies de contrôle de l’individu et de l’internet, il est par exemple essentiel de faire émerger des nouveaux droits fondamentaux, tels que le droit à l’oubli, d’autant qu’en matière de fichiers, le danger ne vient pas uniquement de l’Etat ; n’oublions pas que des entreprises privées (les réseaux sociaux, par exemple) détiennent des masses d’informations considérables sur les individus et que ces derniers n’ont plus de contrôle sur ces informations… A cet égard, le danger est réel et il appartient aux responsables politiques d’intervenir. Il est nécessaire que les citoyens puissent savoir où ils en sont en matière de fichiers, qu’il s’agisse de fichiers commerciaux ou étatiques, dont la masse est considérable.

jan 14
2010

Lawrence Lessig a dit :

We can't kill the instinct of technologie, we can only criminalyse it. We can't stop our children of using it, we can only drive them underground. We cant' make our kids passive again, we can only make them "pirates". Is that good ? We leave in a wird time called age of prohibitions. We leave constantly again the law and it's what we are doing to our kids : they live life knowing they are against the law. That's realisation is extraodinary corrosive, it's extraordinary corrupting. In a democraty we have to do better.

Nous ne pouvons tuer l'instinct technologique, nous ne pouvons que le criminaliser. Nous ne pouvons empêcher nos enfants de l'utiliser, nous ne pouvons que les pousser à se cacher. Nous ne pouvons pas rendre nos enfants passifs à nouveau, nous ne pouvont qu'en faire des pirates. Est-ce une bonne chose ? Nous vivons dans un triste temps des interdits. Nous vivons constamment en infraction avec les lois et c'est ce que nous transmettons à nos enfants : ils vivent leur vie en sachant qu'ils sont en infraction. C'est extrêmement corrosif, c'est extrêmement corrupteur. En démocratie nous devons faire mieux.

jan 10
2010

Je vous ai découpé les meilleurs moments de son hommage à Philippe Séguin :

"Journaliste : Est-ce qu'avec Phillippe Séguin ne disparait une certaine idée de la République?

Henri Guaino : Vous savez, c'est très déstabilisant pour un système quelqu'un qui fait passer ses convictions avant sa carrière dans un système où l'on fait toujours passer la carrière avant les convictions. Bon. Quelqu'un qui tient à ses idées, quelqu'un qui tient à ses convictions est quelqu'un de jugé incontrôlable, insupportable,... encombrant voilà. Il faut pouvoir faire des compromis. Vous savez, c'est un homme politique, il savait que la démocratie c'est fait de compromis. Mais il refusait la compromission (c'est pas tout à fait la même chose)... et le système vit de la compromission alors bon, certains arrivent à faire cet effort sur eux-mêmes, d'autres pas. C'est vrai qu'il n'est pas arrivé à faire cet effort sur lui même.

...

Journaliste : Le portrait que vous faites de Philippe Séguin est également une critique extrêmement dure de la politique telle qu'elle se fait aujourd'hui et telle que vous y participez au plus haut sommet de l'Etat, non?

Henri Guaino : Vous savez, il y a deux façons de faire de la politique, il y a deux façons d'avoir un engagement. Soit on s'engage parce qu'on trouve que les choses ne vont pas bien, on voudrait qu'elles aillent mieux, on trouve que les valeurs qui imprègnent le système sont pas tout à fait les bonnes et on voudrait qu'elles soient meilleures. Ou bien on fait de la politique parce que l'on veut profiter du système (C'est une vieille idée). On y va pour servir, servir un idéal ou servir des idées, ou pour se servir. Voilà."

"Henri Guaino : Au fond, la classe politique n'est pas organisée, n'est pas construite, aujourd'hui en tout cas, pour porter des convictions [ou] pour porter des valeurs. Elle est organisée pour conquérir et pour gérer le pouvoir. Voilà."

Merci Henri, on voulait être sûr d'avoir bien compris ce qui passait dans la France d'en Haut.

jan 06
2010

L’industrie nucléaire française, en particulier EDF et Areva, communique massivement sur le thème “96% des déchets nucléaires français sont recyclés”.  Pour le réseau “Sortir du nucléaire”, il s’agit clairement d’une campagne de désinformation qu’il convient de rectifier. Explications de Stéphane Lhomme, Chargé des contacts presse et relations extérieures :

Ne pas confondre recyclage et retraitement

Areva et EDF jouent sur les mots pour abuser l'opinion publique. Il convient de bien distinguer recyclage et retraitement :
- Le recyclage consiste à réutiliser des déchets, comme par exemple le verre des bouteilles usagées qui est utilisé pour faire de nouvelles bouteilles. Les déchets nucléaires, eux, ne sont quasiment pas recyclés (voir ci-dessous)
- Le retraitement des déchets radioactifs consiste simplement à séparer les différents produits présents dans ces déchets : uranium, plutonium, et déchets ultimes. Le retraitement ne réduit donc absolument la quantité de radioactivité, et le retraitement n'a rien à voir avec un quelconque recyclage.

Ne pas confondre "recyclable" et "recyclé"

Areva et EDF jouent à nouveau sur les mots : théoriquement, 96% des déchets nucléaires sont recyclables, mais dans les faits… ils ne sont quasiment pas recyclés, et ne le seront jamais (voir plus bas). Ce sont donc bien des déchets nucléaires mais ils sont présentés comme une "précieuse" réserve stratégique de combustible nucléaire. A ce compte, on pourrait tout aussi bien célébrer l'amiante ou les dioxines en prétendant que ces matières "précieuses" seront un jour réutilisées…

95% de la radioactivité sont contenus… dans les déchets non recyclables

Environ 95% de la radioactivité des déchets nucléaires est précisément contenue dans les 4% de déchets non "recyclables", les déchets ultimes. Il y a donc tromperie de la part d'Areva et EDF qui, en annonçant que "96% des déchets nucléaires sont recyclables", laissent habilement croire (outre la tromperie recyclable/recyclé) que la quasi-totalité du problème des déchets radioactifs est réglée, ce qui est parfaitement faux.

Déchets nucléaire "recyclables"… mais pas recyclés !

Les 96% de déchets qui sont théoriquement "recyclables" (environ 1% de plutonium et 95% d'uranium) ne sont en réalité pratiquement pas recyclés, en particulier pour des raisons financières (cette filière coûte beaucoup plus cher que d'utiliser l'uranium issu des mines) mais aussi techniques :
- seule une petite partie du plutonium est réutilisée, une seule fois, dans un type de combustible (appelé MOX, un mélange d'uranium et de plutonium) qui pose d'ailleurs, après utilisation, des problèmes encore plus grands que le combustible "ordinaire" (uranium seul).
- quant à l'uranium, qui représente en quantité donc 95% des déchets nucléaires, il est théoriquement recyclable mais n'est quasiment PAS recyclé. En effet, cet uranium (dit "uranium de retraitement") a une composition différente de l'uranium issu des mines : Areva, qui enrichit l'uranium dans son usine Eurodif (sur le fameux site du Tricastin, célèbre pour ses fuites radioactives), ne sait pas enrichir l'uranium "de retraitement". Ce dernier est donc envoyé en Sibérie sous prétexte de le faire enrichir… mais en réalité pour s'en débarrasser puisqu'il reste en majeure partie sur place.

Un peu de combustible "recyclé"… mais inutilisable

Les russes renvoient néanmoins en France un peu d'uranium enrichi: EDF tente de l'utiliser dans deux réacteurs de la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche). Un véritable black-out est organisé autour de cette expérience mais, selon nos informations, l'expérience serait fort peu concluante.
Il se pourrait même que l'uranium renvoyé par les russes ne soit pas du tout celui qui provient des réacteurs français, les deux parties fermant les yeux sur ce tour de passe-passe car leurs objectifs principaux sont atteints : les Russes gagnent de l'argent, et les Français laissent en Sibérie de grandes quantités d'uranium de retraitement dont ils ne savent que faire…

Un déchet nucléaire peut en cacher un autre…

Attention, la polémique actuelle ne concerne "que" les déchets nucléaires sortant des cœurs des réacteurs nucléaires. Mais l'industrie nucléaire produit continuellement d'immenses quantités d'autres déchets et résidus plus ou moins radioactifs qui s'accumulent dangereusement.
De même, le démantèlement à venir de 70 réacteurs (les 58 actuellement en service et la douzaine déjà arrêtée) va produire des quantité insensées de déchets radioactifs… et coûter des centaines de milliards d'euros aux citoyens et contribuables.

Des stockages à ciel ouvert

Comme le montre la polémique actuelle, les déchets nucléaires français abandonnés en Russie sont stockés à l'air libre, à la merci d'un accident ou d'un attentat. Il est utile de savoir que cette situation n'est hélas pas exceptionnelle : au Niger, où Areva extrait l'uranium "français" (ce qui montre bien que le nucléaire n'apporte en réalité aucune indépendance énergétique), de véritables montagnes de "stériles" et autres résidus d'extraction sont abandonnées à ciel ouvert. C'est injustifiable même si la radioactivité de ces matières est modérée : le vent dissémine des particules sur des centaines de kilomètres…

Une autre fausse "réserve stratégique", du côté de Limoges

Nous avons vu que l'uranium de retraitement est présenté comme une "réserve stratégique" alors qu'il n'est en réalité pas recyclé et ne le sera certainement jamais. Ce subterfuge est aussi de mise concernant l'uranium issu des mines : après enrichissement au Tricastin, une petite partie est utilisée dans le combustible nucléaire… et il reste des dizaines de milliers de tonnes d'uranium dit "appauvri".
Cet uranium lui aussi est théoriquement réutilisable, mais dans les faits il ne l'est pas plus que l'uranium "de retraitement". Du coup, plus de 160 000 tonnes de cet uranium sont stockées à Bessines, près de Limoges, dans de simples hangars. Toutes les semaines, des trains viennent augmenter la quantité de ces véritables déchets nucléaires…

L'Iran enrichit de l'uranium… en France

Comme nous avons déjà souvent eu l'occasion de le préciser (cf par exemple : http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=537), l'Iran est depuis 1979 actionnaire à hauteur de 10% de l'actuelle usine française d'enrichissement de l'uranium, dite Eurodif ou Georges Besse, située sur le site du Tricastin. Cette usine consacre le "génie" de l'industrie nucléaire française : elle consomme énormément d'électricité (3 des 4 réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin lui sont consacrés), elle est incapable d'enrichir l'uranium de retraitement, etc. Qui plus est, il est vraisemblable que, pendant une durée indéterminée, 10% de la production de cette usine ont été livrés à l'Iran. Les protestations que la France oppose actuellement au programme nucléaire iranien relève donc du plus grand cynisme.

Une nouvelle usine "française" d'enrichissement… avec une technologie étrangère

L'usine Eurodif (ou Georges Besse) étant en fin de vie, Areva construit au Tricastin une nouvelle usine, Georges Besse 2, dont le chantier touche à sa fin. Ce qui est à nouveau croustillant à savoir, c'est que la France, supposée être à la pointe du nucléaire, ne possède pas la technologie d'enrichissement de l'uranium avec des centrifugeuses, contrairement à divers pays dont... l'Iran.
Du coup, Areva est obligée de payer (fort cher) cette technologie à son concurrent Urenco, et un processus industriel, dit de "boite noire", permet à Areva d'utiliser cette technologie… sans pouvoir y accéder. Seuls les murs de l'usine Georges Besse 2 sont donc français, la technologie est étrangère et la France nucléaire est une fois de plus dépendante…

Source : Communiqué de presse Sortir du nucléaire

A voir aussi le film "Déchets, le cauchemar du nucléaire" disponible en DVD et téléchargeable grace à Google

On peut y voir les futs éventrés au fond de la Manche de l'époque où l'on jetait les déchets directement depuis les bateaux ainsi que les dépots de déchets nucléaires à l'air libre en Sibérie renfermant nos soit-disant 90 % d'uranium recyclable...

arevapub

déc 24
2009

C'est vraiment du foutage de gueule. Je viens de voir que la Fnac se lançait dans la vente de jeux vidéo d'occasion au sein même de ses magasins. Concrètement, il s'agit de petits étalages où l'on peut acheter des jeux vidéo à moindre prix.

Fnac OKAZ

Ce qui me met en rogne, c'est le principe même de revente sur ce genre de produit. Lorsque le produit est vendu neuf, ses créateurs touchent une partie du prix de vente. Lorsque le produit est revendu en occasion, ses auteurs ne touchent pas un centime... mais cela n'empêche pas le revendeur de se faire une grosse marge sur la transaction !

D'un point de vue "soutien à la création", la revente d'occasion est du même acabit que le Peer 2 Peer. Il constitue un marché gris qui n'est pas sans profit pour autant (CDs vierges, baladeurs MP3, connexion haut débit... pour le P2P, revendeurs pour l'occasion) mais toujours sans rémunération des créateurs de la valeur des oeuvres dupliquées. N'est ce pas une position contradictoire pour la FNAC que de soutenir HADOPI en expliquant que le P2P nuit à la création et en même temps mettre en place un marché écartant les créateurs au sein même de ses magasins ?

Tant qu'il y a de l'argent à se faire...

PS: Et qu'on ne me dise pas que ca permet à certains consommateurs d'accéder à des jeux moins cher. Le prix de production d'une boite en plastique avec un DVD sans même un manuel papier est ridicule. Il est donc tout à fait raisonnable de vendre de vieux jeux à prix cassés tout en rémnuérant les créateurs. La preuve, ca existe même déja à la FNAC !

oct 30
2009

Voici donc le graal présenté au Fouquet's pour les absents : La Bataille Hadopi.pdf ... créé par Adobe InDesign CS3 sous Windows ???

Licence Art Libre & Creative Commons BY-SA
InLibroVeritas, 2009
ISBN : 978-2-35922-017-9

En application de la Licence Art Libre ou la Creative Commons BY-SA, il est autorisé de
reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, tant qu’il
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la bataille hadopi