SteamOS pousse les jeux à venir sous Linux

Ce week end, Steam proposait une étrange promotion. En fait il s’agissait de mettre en avant les jeux qui seront disponibles cette année sur ses SteamBox.

On peut citer, parmi les jeux AAA :

  • Batman Arkham Night
  • TotalWar : Attila
  • Shadow of the Mordor
  • Borderlands 2, Borderlands Pre-Sequel
  • Company of heroes 2
  • Witcher 2, Witcher 3
  • Saint Row 4
  • Torchlight 2
  • GRID Autosport
  • Civilization 5, Beyond Earth

Mais derrière cela, il est indiqué noir sur blanc que ces jeux seront aussi disponible sur nos machines Linux sans SteamOS :-) Sur chaque page magasin des jeu il est indiqué la date de disponibilité sous Linux.

On peut noter que certains jeux ne sont pas encore sortis sous Windows actuellement. Steam essaie donc d’avoir des sorties sur sa console pas trop décalées par rapports aux plateformes concurrentes.

Ajoutez à cela, les performances pas mauvaises des drivers libres pour les Radeon 7000/R270 :-)

Le marché du jeu sous Linux bouge !

J'aime(4)Ferme-la !(0)

Mettre à jour le microcode de son CPU sous Debian

Les CPU ont aussi un firmware appelé microcode. Normalement, c’est le BIOS de votre carte mère qui le met à jour. Mais si le fabricant de sa carte mère ne publie pas de nouveau BIOS avec de nouveaux microcodes pour son CPU, il est possible de le faire à la volée avant le chargement du noyau Linux.

Le microcode corrige des bugs connus du CPU. Si vous rencontrez des freeze ou des erreurs de calcul, il peut être intéressant de voir si une mise à jour du microcode ne corrige pas votre problème.

Tout d’abord on vérifie la version du microcode de son CPU :

$ grep microcode /proc/cpuinfo
microcode : 0x19

Puis on installe le paquet intel-microcode ou amd64-microcode selon son modèle de CPU. Vous avez besoin d’activer les dépôts contrib et non-free pour y avoir accès.

On redémarre. Et voilà !

$ dmesg | grep -i microcode
[    0.000000] CPU0 microcode updated early to revision 0x1c, date = 2014-07-03
[    0.071491] CPU1 microcode updated early to revision 0x1c, date = 2014-07-03
[    0.085625] CPU2 microcode updated early to revision 0x1c, date = 2014-07-03
[    0.099732] CPU3 microcode updated early to revision 0x1c, date = 2014-07-03
[    0.448963] microcode: CPU0 sig=0x306c3, pf=0x2, revision=0x1c
[    0.448968] microcode: CPU1 sig=0x306c3, pf=0x2, revision=0x1c
[    0.448972] microcode: CPU2 sig=0x306c3, pf=0x2, revision=0x1c
[    0.448976] microcode: CPU3 sig=0x306c3, pf=0x2, revision=0x1c
[    0.449007] microcode: Microcode Update Driver: v2.00 <tigran@aivazian.fsnet.co.uk>, Peter Oruba

J'aime(1)Ferme-la !(1)

Fail2ban pour Owncloud 7 sur Debian Jessie

Petit guide pour couper court au crackage de vos passwords par le formulaire de login d’Owncloud.

Ajouter dans le fichier /etc/fail2ban/jail.conf :

[owncloud]
enabled = true
port = http,https
filter = owncloud
logpath = /var/log/owncloud.log
maxretry = 3

Modifier le fichier /etc/owncloud/config.php

'loglevel' => '2',
'logtimezone' => 'Europe/Brussels',

Le loglevel ne doit pas être supérieur à 2 pour que les tentatives de login soient enregistrées dans le log !
le logtimezone doit être accordé avec l’heure de votre serveur. Sinon fail2ban pensera toujours que la connexion est ancienne et ne bannira rien.

Créer un fichier /etc/fail2ban/filter.d/owncloud.conf:

[Definition]
failregex = .*"message":"Login failed:.*IP: '<HOST>'.*
ignoreregex =

Relancer le service fail2ban:
# systemctl fail2ban restart

Faites trois mauvaises tentatives de login sur Owncloud pour vérifier !
Pour vérifier le status de fail2ban:

# fail2ban-client status owncloud

Pour débloquer une IP:

# fail2ban-client set owncloud unbanip 192.168.0.13

Cette configuration de Owncloud et Fail2ban devraient être par défaut dans Debian à mon sens.

On peut également se connecter à Owncloud par l’API REST. Je n’ai pas testé si les erreurs de connexion par cette API étaient aussi enregistrées dans le fichier de log, et donc prises en compte par Fail2ban.

J'aime(6)Ferme-la !(1)

Installer un serveur Mumble sur Debian

Ils commencent à m’emmerder ces ploutocrates à vouloir m’espionner sans juges ! Voici comment avoir des discussions audio en toute intimité avec le logiciel libre Mumble.

Et ce sera la preuve que leurs systèmes d’écoute automatisée sur les réseau téléphone, Skype, etc… ne va renifler que les honnêtes gens, ou les terroristes de pacotille.

mumbleDonc pour discuter en toute discrétion, il vous faut:

  • un PC
  • dont vous connaissez l’IP sur Internet
    (astuce pour la connaître en ligne de commande : $ curl ifconfig.me)
  • et qui accessible depuis Internet sur les ports UDP and TCP 64738. Ca se configure dans la box/routeur de votre FAI si vous avez ça.

Une fois que vous avez ça. Il suffit d’installer le serveur libre Murmur.

Je donne l’exemple d’installation pour Linux pour la suite, mais Murmur marche aussi sous Windows et Mac OS. Donc voila la commande d’installation et configuration pour Debian :

# apt-get install mumble-server

Et voila, c’est tout! Dur hein?

Le serveur tourne, est accessible à tous les clients Mumble et les communications sont chiffrées entre le serveur et chaque client (chacun a un certificat). La classe.

Vous pouvez y accéder depuis votre Linux,Windows,Mac avec Mumble et de votre smartphone android avec Plumble, un logiciel libre disponible sur Fdroid ou Mumblefy sur iPhone.

Pour rendre le serveur privé, vous avez juste à renseigner un mot de passe derrière le paramètre serverpassword= dans le fichier /etc/mumble-server.ini.

Et cerise sur le gateau, le codec audio Opus est supporté par défaut :

J'aime(9)Ferme-la !(0)

Strife, un équivalent de League of Legends pour Linux

Strife est le nouveau MOBA gratuit développé par S2Games à qui l’on doit Heroes of Newerth et Savage 2.

Celui-ci se veut plus accessible aux débutants et moins frustrant que Dota, LoLou HoN. Cela afin que la frustration des joueurs ne se transforme pas en animosité comme c’est trop souvent le cas dans les MOBA. Il y a un tutoriel très bien fait, un mode solo et des modifications profondes par rapport aux MOBA classiques.

Comme d’habitude avec les jeux S2Games, celui-ci fonctionne nativement sous GNU/Linux. Il n’y a pas d’installation à faire, juste dé-compresser une archive que vous pouvez télécharger ici.

Le dossier bin contient des librairies embarquées qui sont parfois incompatibles avec votre distribution. Voici la liste des librairies (.so*) à garder dans le dossier bin pour faire fonctionner Strife sur Debian Jessie :

  • cgame.so
  • game.so
  • libcef.so
  • libfmodex64.so
  • libgame_shared.so
  • libgcrypt.so.11
  • libjpeg.so.8
  • libk2.so
  • libpng15.so.15
  • physx.so
  • vid_gl.so

Vous pouvez me retrouver en jeu sous le pseudo « tuxicoman »

J'aime(1)Ferme-la !(1)

Forcer l’utilisation de SSL pour se connecter à WordPress

Un des moyens de ne pas se faire voler son mot de passe et login WordPress est de se connecter uniquement en chiffrant la connexion par SSL (HTTPS). WordPress a une fonctionnalité, un peu cachée, pour forcer l’utilisateur à utiliser SSL lors de sa connexion.

Pour activer cette fonctionnalité, vous devez rajouter dans le fichier wp-config.php la ligne suivante :

define('FORCE_SSL_ADMIN', true);

Source : Codex WordPress

J'aime(1)Ferme-la !(0)

Mini guide MySQL

Je mets ici mon anti-sèche pour mes besoins basiques de MySQL, à savoir gérer des sites  WordPress, Owncloud, Piwik, etc…

Prise en main

Un super utilisateur nommé « debian-sys-maint » est créé par Debian pour administrer MySQL. Son mot de passe se trouve dans le fichier /etc/mysql/debian.cnf
# cat /etc/mysql/debian.cnf

On peut se connecter à MySQL avec l’une des solutions suivantes :

  • Mot de passe interactif :
    $ mysql -u debian-sys-maint -p
  • Mot de passe en chargeant le mot de passe directement depuis le fichier:
    # mysql --defaults-file=/etc/mysql/debian.cnf
  • Mot de passe avec le mot de passe dans la ligne de commande (déconseillé, le mot de passe se trouvant alors dans l’historique):
    $ mysqldump --user=debian-sys-maint --password=MOTDEPASSE

Vous devriez avoir l’invite de commande MySQL:
mysql>

Pour quitter MySQL à tout moment:
mysql> exit

On va maintenant pouvoir lancer des commandes, chaque commande se termine par le caractère ‘;‘, ne l’oubliez pas.

Pour lister toutes les bases de données présentes:
mysql> SHOW databases;

Pour lister tous les utilisateurs:
mysql> SELECT User,Host FROM mysql.user;

Procédure pour installer un nouveau site web facilement

Souvent, il vous arrivera pour installer un nouveau service (WordPress, Owncloud, Piwik, etc…) de devoir créer une nouvelle base de données et un nouvel utilisateur ayant tous les droits sur celle ci. Voyons comment faire ca.

Comme nous allons créer un nouvel utilisateur et son mot de passe, je vous invite générer un bon de mot de passe en suivant ce guide avant de commencer.

Ensuite, un fois connecté à MySQL :

Créez un nouvel utilisateur en utilisant le mot de passe généré:
mysql> CREATE USER 'piwik_user'@'localhost' IDENTIFIED BY 'mot_de_passe_complique';

Créez une nouvelle base de donnée:
mysql> CREATE DATABASE piwik_database;

Donnez les permissions à l’utilsateur sur la base de données:
mysql> GRANT ALL ON piwik_database.* TO 'piwik_user'@'localhost';

Appliquez les privilèges:
mysql> FLUSH PRIVILEGES;

Fini !
mysql> exit;

Et voila, vous êtes bon. C’était pas si dur :-)

Sauvegarde et restauration

Une chose super indispensable à savoir aussi, sauvegarder sa base de donnée. Car on ne peut pas récupérer les données sans que MySQL tourne. Donc il faut penser à bien faire ses sauvegardes tant que MySQL fonctionne.

$ mysqldump --user=debian-sys-maint --password=MOTDEPASSE piwik_database > ~/mysql-piwik_database-backup.sql

Pour restaurer:

$ mysqldump --user=debian-sys-maint --password=MOTDEPASSE piwik_database < ~/mysql-piwik_database-backup.sql

Si vous réimportez la base de données dans un MySQL vierge (ex: résintallation de PC), il faut aussi penser à re-créer les utilisateurs (cf guide ci-dessus) :
$ mysql --user=debian-sys-maint --password=MOTDEPASSE
mysql> CREATE USER 'piwik_user'@'localhost' IDENTIFIED BY 'mot_de_passe_complique';
mysql> GRANT ALL ON piwik_database.* TO 'piwik_user'@'localhost';
mysql> FLUSH PRIVILEGES;
mysql> exit;

J'aime(4)Ferme-la !(1)

Mettre à jour le plugin Flash sous Debian

J’ai récemment eu un petit problème avec Flash, Youtube m’avertissant que le plugin Flash n’était pas à jour !

Vous pouvez vérifier que vous avez la dernière version :
# update-flashplugin-nonfree --status
Flash Player version installed on this system : 11.2.202.406
Flash Player version available on upstream site: 11.2.202.425

En effet, une nouvelle version de Flash est disponible et fixe des problèmes de sécurité dont notamment le CVE-2014-9163 déjà en cours d’exploitation en décembre.

Vous pouvez mettre à jour par cette commande en root:
# update-flashplugin-nonfree --install

Il faudrait vraiment que le plugin Flash se mette à jour tout seul sous Debian à chaque nouvelle version d’Adobe !

J'aime(5)Ferme-la !(3)

Générer un mot de passe aléatoire avec OpenSSL

Parfois, on a besoin de générer un mot de passe aléatoire complexe.

Se pose alors la question comment en trouver un?
Oubliez la méthode de la frappe au hasard sur le clavier. C’est chiant et vous y verrez des motifs récurrents (genre « sdfsdf » :D).

Rien de plus simple avec OpenSSL. Par exemple, pour générer un mot de passe de 8 caractères :

$ openssl rand -base64 8 | cut -c 1-8
Q+0F+Hwb

Notez que ca doit marcher sous MacOS aussi.

Autre solution encore plus pratique, en utilisant la commande mkpasswd contenu dans le paquet whois. (appuyez juste sur entrée quand vous demande le Password :

$ mkpasswd
Password:
KELshv5A8StGo

Par défaut le mot de passe fait 13 caractères ce qui me semble robuste.

J'aime(2)Ferme-la !(0)

Changer son adresse MAC

L’adresse MAC est un identifiant physique stocké dans votre carte réseau. Elle ressemble à ceci :

5E:FF:56:A2:AF:15

Elle est définie par le fabricant de votre carte réseau parmi les 248 (environ 281 000 milliards) d’adresses MAC possibles et donc unique au monde. C’est pourquoi on l’appelle souvent « adresse physique » car elle identifie de façon unique votre ordinateur.

Cette adresse est utilisée pour vous assigner un IP fixe, filtrer votre connexion réseau, vous traquer, lier une licence logicielle à votre ordinateur, ou vous donner seulement 15 minutes gratuites de wifi dans les aéroports…

Mais on peut la changer logiciellement. Sous linux, avec le logiciel macchanger vous pouvez générer une nouvelle adresse MAC de cette façon, en root dans un terminal :

# macchanger -A eth0

Remplacer eth0 par l’interface réseau qui vous intéresse: wlan0 pour le wifi par exemple.

Pour revenir à votre adresse MAC d’origine:

# macchanger -p eth0

J'aime(8)Ferme-la !(0)