Google Chrome : Économiseur de données. Refusez de donner le contenu de vos visites !

J’ai été très surpris par l’article de NextInpact nommé « Google : une extension Chrome pour réduire la quantité de données consommées »

L’article est plutôt complaisant alors que l’extension ne fait ni plus ni moins que d’utiliser les serveurs de Google comme proxy pour acheminer vos communications avec tous les sites web que vous consultez. Sauf que Google n’a pas le statut d’un FAI et n’a aucune obligation de ne pas lire et analyser le contenu de vos communications personnelles. Et c’est d’ailleurs pour avoir à l’intégralité de vos communications qu’il vous propose ce service.

Google avait déjà :

  • l’historique complet de vos recherches (cookie Google)
  • l’historique de toutes vos visites si vous utilisez Chrome (si vous avez activé la synchronisation dans le cloud)
  • le tracking sur les sites web (cookie GoogleAnalytics sur plus de 60% des sites web)
  • le contenu de vos emails (si vous envoyez un mail à ou depuis une adresse Gmail)

Et avec ce plugin installé volontairement par l’utilisateut il pourra lire le contenu complet de vos échanges y compris mot de passes, commentaires, contenu des pages web, etc… C’est horrible ! Il faut refuser ça ! On ne doit pas faire d’article complaisant tel que l’a fait NextInpact sans sensibiliser fortement les utilisateurs sur ce qui se passe réellement derrière la publicité de Google. Quand je vois les commentaires tous gentils sur la page de l’extension je prends peur…

google economiseur

Si Google et les webmasters voulaient honnêtement accélérer le web, ils enlèveraient tout leurs codes de tracking, les publicités et les redirections sur chaque lien !

Par exemple, j’ai fait moi aussi un proxy qui nettoie la page de résultats de Google, résultat : 13ko pour afficher les résultats de la première page. La même page de résultat sur le site officiel de Google c’est 1000ko!

Faites vous plaisir le code source de mon proxy est libre.

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Aide à une noob par reverse SSH

Imaginons que Alice veuille se faire dépanner par Bob.

Problème, Bob ne peut pas se connecter directement à l’ordinateur d’Alice à cause d’un routeur NAT (une box ADSL, un réseau d’entreprise, un réseau wifi public, etc…).

Il existe un moyen assez simple pour Alice de se faire dépanner grâce à SSH.

Bob a un peu de travail avant

Bob va créer sur sa machine un utilisateur aux droits très restreints. Alice va utiliser celui-ci pour faire un tunnel inversé. On commence par la création du nouvel utilisateur dénommé « help » :

# adduser help

Donnez un mot de passe qui pourra être communiqué à Alice.

Dans /etc/ssh/sshd_config faites un règle spéciale pour cet utilisateur :

Match User help
   #AllowTcpForwarding yes
   X11Forwarding no
   PermitTunnel no
   GatewayPorts no
   AllowAgentForwarding no
   PermitOpen localhost:60000
   ForceCommand echo 'Only reverse port forwarding allowed'

En gros, l’utilisateur ne peut qu’écouter sur le port 60000 local.

Pour Alice, c’est simple, une ligne suffit

Alice doit ouvrir le terminal et copier-coller ceci en remplacant l’IP de Bob:

$ ssh -R 60000:localhost:22 help@ip_de_bob

L’empreinte de la clé publique de la machine de Bob sera présentée. Tapez « yes ».

Le mot de passe à entrer est donné par Bob, c’est celui de l’utilisateur « help » que Bob a créé chez lui. Note pour Alice : le mot de passe ne s’affiche pas quand on le tape, c’est normal :)

Voila. c’est fini pour Alice. Simple !

Prise de contrôle

Bob peut ensuite se connecter à l’ordinateur d’Alice, sous le compte d’Alice avec le mot de passe d’Alice :

$ ssh -p 60000 alice@localhost

Critique

Cette technique est une alternative à Teamviewer pour Linux et Mac. Elle permet notamment d’avoir un accès confortable au terminal à distance et aux possibilités évoluées de SSH par la suite (partage de fichier par SFTP, redirection de port, proxy SOCKS pour naviguer sur le réseau local, VNC sécurisé, etc…).

Au début, je me suis dit que j’allais enfin tordre le cou au « man in the middle » de Teamviewer. Mais en réalité, il y a pas mal de failles de sécurité dans la mise en place de ce processus tant qu’on veut le garder simple pour Alice.

Premièrement, Alice doit donner son mot de passe de session à Bob ainsi qu’un accès complet à ses fichiers pour se faire aider… De plus, elle n’aura aucun contrôle sur ce que fera Bob avec cet accès. Donc il faut une grande confiance dans Bob.

Ensuite, par quel canal est transmis la commande à taper? le mot de passe d’Alice? Comment est vérifiée l’authentification de la machine de Bob par Alice?

Il y a peut être moyen de wrapper tout ça dans un utilitaire avec une double authentification et une interface graphique qui affiche sur l’écran d’Alice un suivi en temps réel des commandes effectuées par Bob, des fichiers transférés… le tout sans nécessiter le mot de passe de session d’Alice. Mais ce sera peut être moins flexible pour Bob… (auto-complétion, sshfs, etc..)

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Retour sur l’utilisation de Mumble

Dans un précédent article, j’ai installé un serveur Mumble en guise de solution de VoIP chiffrée. Voici mon retour d’utilisation :

Le serveur plante souvent, sans que j’en sache la raison. Ce ne m’arrive jamais en conversation mais le fait est que quand j’en ai besoin, le serveur est éteint et que je dois le relancer. Systemd ne voit pas que le service a planté et ne le relance pas automatiquement.

Il n’y a pas de système de réduction d’écho performant. Cette fonctionnalité a l’air de dépendre du client et est souvent de mauvaise qualité. On s’entend parler avec un décalage ou pire, ça larsen à cause du bruit de fond qui est amplifié en boucle. En tout état de cause, on s’entend bien uniquement quand tout le monde a un casque avec micro.

J’ai essayé Firefox Hello. Ou plutôt j’ai tenté de l’essayer, j’ai jamais pu voir ou entendre mon correspondant.

Et vous, vous utilisez quoi?

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Piwik, la statistique auto hébergée

Si vous voulez un compteur de visites un peut évolué sur votre site web, je vous conseille Piwik.

Ca donne des statistiques basiques : types de navigateurs, origine géographique des visiteurs, sites web de provenance, titre des pages visitées, heure des visites, etc…
Vous avez un historique de toutes ces statistiques au jour le jour et vous pouvez les suivre en temps réel.

Le compteur de visiteurs m’a l’air fiable, il ne compte pas les robots et ne surestime donc pas les chiffres. J’ai testé des plugins comme Statpress, SlimStat, Post view stats et Piwik est celui qui me donne le moins de visiteurs.

Il ne ralentit pas beaucoup les visites ou l’utilisation de WordPress contrairement aux plugins sus-cités.

Mais le plus important est que les statistiques que vous récoltez sur vos visiteurs ne sont partagées avec personne à part vous. Ainsi vous ne participez pas au suivi des internautes d’un site à l’autre en livrant les données de vos visiteurs à un site central (coucou GoogleAnalytics) qui recoupe tout ça pour retracer le parcours des internautes sur le web tout entier. (et ce n’est pour rigoler puisque que c’est leur business model)

Vous n’aurez pas beaucoup d’informations sur les mots clés utilisés dans les moteurs de recherche pour vous trouver. Ceci car Google, entre autres, utilise un page de transition afin de gommer le paramètres de l’URL de recherche. Ca donne un peu plus de vie privée aux internautes sur les sites web qu’ils visitent. Cependant, cela permet aussi à Google d’enregistrer sur quel lien vous avez cliqué… :D Du coup, puisque seul Google sait quels mots clés vous avez recherché, peut-être que cette info est disponible dans leur outil de statistique maison GoogleAnalytics? je n’ai pas la réponse à cette question ne l’ayant jamais utilisé.

Finalement, je m’en sers juste pour mesurer la popularité de mon blog. Pas vraiment fameuse à vrai dire (400 visiteurs journaliers lorsque je ne publie pas de nouveaux articles, 2000 quand un article a du succès)

L’installation se fait vraiment rapidement si vous êtes déjà autohébergé. J’ai été surpris par sa simplicité de mise en oeuvre et je l’aurais mis en place plus tôt si j’avais su cela au lieu de perdre du temps sur des alternatives.

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Proxy Web avec SSH

Imaginons que vous soyez sur un réseau où certains sites web sont bloqués.
Si vous avez une machine à l’extérieur et un accès SSH dessus, vous pouvez l’utiliser comme proxy.

1ère étape

Lancez la commande suivante pour créer un proxy :

$ ssh Utilisateur@MachineExterne -C -N -D 8080

Les options sont les suivantes :

  • -C : compresse la transmission pour économiser la bande passante
  • -N : n’ouvre pas de shell
  • -D : ouvre un proxy dynamique

Vous devez garder le proxy ouvert, ne fermez donc pas la console sur laquelle vous l’avez ouvert !

Cette commande fonctionne pour Linux et MacOS. Pour Windows, je vous laisse regarder du coté de Putty.

2eme étape

Configurez ensuite votre navigateur pour pour rediriger le flux TCP et DNS vers le proxy :
proxyN’oubliez pas de cocher la case « DNS distant ». Et voila !

Vous avez en plus changé d’IP sur Internet. Vous utilisez désormais celle du serveur proxy.

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OpenMailBox

Vous cherchez à quitter Gmail ou Hotmail mais ne savez pas comment avoir un email ailleurs? Pourquoi ne pas héberger vos mails sur OpenMailBox?

Il n’y a pas de business pour revendre ou exploiter vos données. Les conditions de services sont simples à comprendre.
Vous payez ce que vous voulez, voir rien.
Les protocoles de communications sont sécurisés.
C’est géré uniquement avec des logiciels libres.
Vous avez 1Gb d’espace à vous. (Pas besoin de garder 10 ans de mails en ligne alors que l’espace coûte rien chez vous. Vous pouvez aussi les ranger ou supprimer ce qui est obsolète.)
ll y a un webmail sympa.
Vous avez en plus un compte XMPP (Jabber) pour faire de la messagerie instantanée avec vos potes barbus.

Ca ne vous protégera pas des lois liberticides de Ho’llandouille. Mais vos mails ne serviront plus à vous profiler comme le dindon de la farce. De plus, vos amis vous remercieront car les emails qu’ils vous enverront seront aussi protéger des yeux des GAFA.

Comme le site est très succinct sur comment configurer votre logiciel de mail, je vous donne ici les réglages de manière plus détaillée :

Réception des mails:

Serveur: imap.openmailbox.org
Port: 993
Sécurité: SSL/TLS
Nom d’utilisateur: username@openmailbox.org
Authentification: clair/mot de passe normal

Envoi des mails:

Serveur : smtp.openmailbox.org
Port: 465
Sécurité : SSL/TLS
Authentification requise : oui
Nom d’utilisateur: username@openmailbox.org
Authentification: clair/mot de passe normal

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Conditions de service de Facebook

Article 2 des conditions de service de Facebook :

Pour le contenu protégé par des droits de propriété intellectuelle, comme les photos ou les vidéos (contenu de propriété intellectuelle), vous nous donnez expressément la permission suivante, conformément à vos paramètres de confidentialité et des applications : vous nous accordez une licence non exclusive, transférable, sous-licenciable, sans redevance et mondiale pour l’utilisation des contenus de propriété intellectuelle que vous publiez sur Facebook ou en relation avec Facebook (licence de propriété intellectuelle). Cette licence de propriété intellectuelle se termine lorsque vous supprimez vos contenus de propriété intellectuelle ou votre compte, sauf si votre contenu a été partagé avec d’autres personnes qui ne l’ont pas supprimé.

Pas de besoin de chercher loin, dès les première lignes des conditions de service, on trouve une clause inacceptable. En clair, vous donnez consciemment les droits d’exploitation de vos photos et vidéos à Facebook pour toute utilisation commerciale et pour gratos en plus.

vous n'etes pas un fichierDes solutions alternatives existent : WordPress (blog), Owncloud (stockage et partage de fichiers), Jabber (chat), et le mail bien sur !

Des réseaux sociaux intégrés comme Movim ou Jappix sont en développement.

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Mettre à jour le microcode de son CPU sous Debian

Les CPU ont aussi un firmware appelé microcode. Normalement, c’est le BIOS de votre carte mère qui le met à jour. Mais si le fabricant de sa carte mère ne publie pas de nouveau BIOS avec de nouveaux microcodes pour son CPU, il est possible de le faire à la volée avant le chargement du noyau Linux.

Le microcode corrige des bugs connus du CPU. Si vous rencontrez des freeze ou des erreurs de calcul, il peut être intéressant de voir si une mise à jour du microcode ne corrige pas votre problème.

Tout d’abord on vérifie la version du microcode de son CPU :

$ grep microcode /proc/cpuinfo
microcode : 0x19

Puis on installe le paquet intel-microcode ou amd64-microcode selon son modèle de CPU. Vous avez besoin d’activer les dépôts contrib et non-free pour y avoir accès.

On redémarre. Et voilà !

$ dmesg | grep -i microcode
[    0.000000] CPU0 microcode updated early to revision 0x1c, date = 2014-07-03
[    0.071491] CPU1 microcode updated early to revision 0x1c, date = 2014-07-03
[    0.085625] CPU2 microcode updated early to revision 0x1c, date = 2014-07-03
[    0.099732] CPU3 microcode updated early to revision 0x1c, date = 2014-07-03
[    0.448963] microcode: CPU0 sig=0x306c3, pf=0x2, revision=0x1c
[    0.448968] microcode: CPU1 sig=0x306c3, pf=0x2, revision=0x1c
[    0.448972] microcode: CPU2 sig=0x306c3, pf=0x2, revision=0x1c
[    0.448976] microcode: CPU3 sig=0x306c3, pf=0x2, revision=0x1c
[    0.449007] microcode: Microcode Update Driver: v2.00 <tigran@aivazian.fsnet.co.uk>, Peter Oruba

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Fail2ban pour Owncloud 7 sur Debian Jessie

Petit guide pour couper court au crackage de vos passwords par le formulaire de login d’Owncloud.

Ajouter dans le fichier /etc/fail2ban/jail.conf :

[owncloud]
enabled = true
port = http,https
filter = owncloud
logpath = /var/log/owncloud.log
maxretry = 3

Modifier le fichier /etc/owncloud/config.php

'loglevel' => '2',
'logtimezone' => 'Europe/Brussels',

Le loglevel ne doit pas être supérieur à 2 pour que les tentatives de login soient enregistrées dans le log !
le logtimezone doit être accordé avec l’heure de votre serveur. Sinon fail2ban pensera toujours que la connexion est ancienne et ne bannira rien.

Créer un fichier /etc/fail2ban/filter.d/owncloud.conf:

[Definition]
failregex = .*"message":"Login failed:.*IP: '<HOST>'.*
ignoreregex =

Relancer le service fail2ban:
# systemctl fail2ban restart

Faites trois mauvaises tentatives de login sur Owncloud pour vérifier !
Pour vérifier le status de fail2ban:

# fail2ban-client status owncloud

Pour débloquer une IP:

# fail2ban-client set owncloud unbanip 192.168.0.13

Cette configuration de Owncloud et Fail2ban devraient être par défaut dans Debian à mon sens.

On peut également se connecter à Owncloud par l’API REST. Je n’ai pas testé si les erreurs de connexion par cette API étaient aussi enregistrées dans le fichier de log, et donc prises en compte par Fail2ban.

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