Rapport sur le blocage administratif en France (2017-2018)

M. Alexandre LINDEN, personnalité qualifiée désignée pour opérer le contrôle du blocage administratif des sites provoquant à des actes de terrorisme ou en faisant l’apologie, ou à caractère pédopornographique, a présenté le 30 mai son 3ème rapport d’activité (mars 2017-février 2018)

Sur une année, ce sont 38 988 demandes de l’OCLCTIC visant à restreindre l’accès à des contenus à caractère terroriste ou pédopornographique qui ont été vérifiées par 4 personnes.

L’OCLCTIC a objecté sur seulement 4 demandes de retraits, qui concernaient des publications relatives à des incendies de véhicules de la police ou de la gendarmerie. Donc pas des contenus terroristes. Le ministère n’a pas suivi l’avis et continué à bloquer les publications :D

A noter par ailleurs que le ministère de l’intérieur a finalement renoncé à la mesure de blocage de la vidéo relative à l’attentat de Nice, qui avait donné lieu le 7 février 2017 à une recommandation de la part de la personnalité qualifiée.

Enfin le rapport conclut sur le sous effectif accordé à la mission de contrôle face à l’explosion des demandes de blocage administratif. LOL. Déjà que l’OCLCTIC n’a pas reçu de pouvoir, faudrait comprendre que ce n’est que l’effet de manche démocratique qui était nécessaire  pour faire passer le projet de loi tout en préservant en fait la liberté d’action du gouvernement sur le blocage administratif.

Par contre, je m’interroge sur le graphique de l’efficacité ci dessous. Il est indiqué que 75% des demandes de retrait n’ont pas été suivies d’effet. Ça veut dire que le contenu est toujours en disponible ligne?

 

3 réactions sur “ Rapport sur le blocage administratif en France (2017-2018) ”

  1. Anonyme

    Je cite:
    « Un même contenu de cette nature, publié sur de multiples
    supports, a pu ainsi faire l’objet de très nombreuses demandes
    de retrait (jusqu’à plusieurs centaines), ce qui explique pour une
    grande part l’augmentation importante constatée. » page 9

    Je pense que les « demandes de retrait » sont juste les signalements du public dans ce paragraphe.

  2. Tuxicoman Auteur Article

    je pense plutôt que le retrait est nécessaire quand le blocage par DNS n’est pas possible. Par exemple, si le contenu est sur Youtube, Facebook ou Twitter, il n’est pas possible de bloquer une URL seulement vu que le blocage DNS se fait au niveau du nom de domaine. Je vois mal l’état bloque Youtube.com :D

  3. Gof

    Bonsoir :) Sur la thématique, Taziden a fait une présentation à l’UTC de Compiègne sur le sujet le 29 mars -à l’invitation du chaton Picasoft- avant la sortie de ce rapport thématique. On peut la revoir :
    – sur son peertube :https://media.zat.im/videos/watch/3b994315-b6f7-4a0b-b53b-d1011d76c79a
    – sur le peertube LQDN : https://video.lqdn.fr/videos/watch/8fa5b480-1cd4-443f-b035-cdbc1ed3a131
    – sur la webTV de l’UTC: https://webtv.utc.fr/watch_video.php?v=2HMM8HKGURK8
    – sur Youtube, la chaine de l’association qui a réalisé la captation (SSP): https://www.youtube.com/watch?v=SQ6MJeCsdIs

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