La mafia de l’UMP

Karachi

Édouard Balladur et François Léotard vont être la cible d’une enquête ouverte par la Cour de justice de la République (CJR) sur l’affaire dite de Karachi, pour leurs rôles en tant que respectivement premier ministre et ministre de la défense au début des années 90, rapporte lundi 23 juin l’AFP.

Cette décision fait suite à l’instruction des juges financiers Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, qui enquêtent sur un possible financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995 par des rétrocommissions, versées dans le cadre de contrats d’armement conclus avec le Pakistan et l’Arabie saoudite en 1994.

Six personnes ont déjà été renvoyées en correctionnelle dans le cadre du volet non ministériel de cette affaire : l’actuel patron de LVMH et ancien directeur de campagne d’Édouard Balladur, Nicolas Bazire, l’ex-ministre et ex-conseiller de François Léotard, Renaud Donnedieu de Vabres, et deux intermédiaires étant intervenus dans ces contrats, Ziad Takieddine et Abdul Rahman Al-Assir.

Concernant Édouard Balladur, les magistrats ont également décidé de se pencher sur d’éventuels détournements de fonds secrets de Matignon.

La caisse du groupe UMP à l’assemblée

Christian Jacob a indiqué que la réserve du groupe s’élevait à 6 millions d’euros à son arrivée en novembre 2010. Le député de Haute-Savoie, Bernard Accoyer, a confirmé quant à lui avoir laissé 10,6 millions d’euros de réserve à son départ, en juin 2007. Nul ne sait où sont passés les 4 millions manquants entre 2007 et 2010, époque durant laquelle le groupe était dirigé par Jean-François Copé.

Campagne présidentielle de 2012 de Sarkozy

La société Bygmalion, a surfacturé ses prestations à l’UMP, par l’émission de « fausses factures ». Car, en réalité, les prestations ne correspondaient pas à des événements organisés pour l’UMP mais à des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy.
Au total, ce sont 58 fausses factures s’élevant au total à 15 millions d’euros. – pour un total de 15 millions d’euros – que Bygmalion a adressées en 2012 à l’UMP pour l’organisation de réunions fictives.

fausse facture ump

On retrouve même des factures par Bygmalion de 3580€/mois pour l’hébergement du site web de l’UMP, alors sous-traitées à OVH pour 20€/mois.

Le but : payer secrètement le dépassement du compte de campagne du candidat Sarkozy. Cet argent a été utilisé pour payer la différence entre le prix déclaré et le coût réel des meetings de sarko organisés par Bygmalion bien sûr. (17 millions d’euros)

Et après, en plus, il a fallu renflouer le parti parce que le montant de dépense « officiel » de la campagne de 2012 a dépassé le montant légal ! C’est abyssal ce que Sarkozy a dépensé pour lui !

Détournement d’argent public par des formations fantômes

Mediapart a découvert qu’une association liée à l’UMP, l’Association nationale pour la démocratie locale (ANDL), chargée de former des bataillons d’élus locaux aux frais des collectivités, a pris l’habitude de gonfler artificiellement le nombre de présents à ses séances, pour mieux surfacturer aux conseils régionaux, généraux ou municipaux. Cette fois, il s’agit directement d’argent public.

Cette piste ne manquera pas d’être creusée par les policiers chargés de l’enquête préliminaire sur les comptes de l’UMP, ouverte sur des soupçons de « faux », « abus de biens sociaux » et « abus de confiance », qui ont déjà perquisitionné les locaux de l’ANDL et saisi une masse de documents, en même temps qu’ils s’emparaient des archives de l’UMP et débarquaient au siège du micro-parti de Jean-François Copé, lundi dans la soirée.

Pour mémoire, les assemblées territoriales sont tenues de payer des formations à tous leurs membres, qui choisissent librement leur prestataire. Parmi les plus courus côté UMP, on trouve ainsi l’ANDL (d’ailleurs en concurrence sur ce marché avec une filiale de Bygmalion), qui enregistre des chiffres d’affaires florissants (d’après les comptes que Mediapart a pu consulter): 580 000 euros en 2011, puis 524 000 euros pour quelque 2 000 élus officiellement « coachés » en 2012.

À la tête de cette petite « entreprise » maison, basée au siège même de l’UMP, Jean-François Copé avait pris soin, dès 2011, de placer son plus fidèle lieutenant, la députée Michèle Tabarot (déjà menacée par plusieurs dossiers, comme nous l’avons raconté ici et là). Trois ans plus tard, une source interne décrit à Mediapart une astuce bien rodée, devenue « quasiment industrielle » : l’ANDL vend une formation à telle ou telle collectivité pour un nombre élevé d’élus UMP, tout en sachant que certains n’y assisteront jamais. Complices, ces « absentéistes » signent quand même la feuille de présence, que l’ANDL est tenue de fournir aux services de la collectivité si elle veut encaisser l’intégralité du montant facturé.

Balkany et fraude fiscale


Mise en examen en mai pour blanchiment de fraude fiscale, l’adjointe au maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a reconnu posséder une villa à Saint-Martin, dans les Antilles françaises, rapporte BFMTV mardi 10 juin.

Détenu par une société-écran, le bâtiment n’a jamais été déclaré au fisc. Ce qui permet au couple, depuis 17 ans, de ne pas s’acquitter de l’impôt sur la fortune, affirme la chaîne, à qui Isabelle Balkany n’a pas souhaité expliquer la situation.

Les magistrats cherchent désormais à savoir comment le couple Balkany a pu acquérir ce bien, estimé à près de trois millions d’euros.

Chirac et les emplois fictifs

L’ancien président de la République a été condamné à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris…. au terme d’une quinzaine d’années de procédure. L’ancien président de la République est reconnu coupable d’abus de confiance, de détournements de fonds publics et de prise illégale d’intérêts, pour avoir fait supporter par les contribuables parisiens les salaires de plusieurs chargés de mission qui travaillaient soit au siège du RPR, soit pour le candidat gaulliste à l’élection présidentielle, mais en tout cas pas pour la Ville.

Guéant très suspect

Le 20 mars 2008, Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée depuis presque un an, et sa femme Rose- Marie y achètent comptant un appartement. Selon l’acte de vente que Paris Match a consulté, les Guéant ont déboursé 717 500 euros pour ce quatre-pièces de 90 mètres carrés.

Claude Guéant, directeur de cabinet du ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, a reçu, « à partir de l’été 2002 et au plus tard jusqu’à l’été 2004 », quelque 10 000 euros en liquide par mois, prélevés sur les frais d’enquête et de surveillance (FES) des policiers.

Quelqu’un a payé ses services en lui donnant 500’000 € en liquide pour 2 tableaux introuvables.

En août 2013, il est nommé conseiller stratégique de International Mining & Infrastructure Corporation plc, groupe minier présent au Gabon et au Cameroun. Voila un parachutage qu’il est beau.

De plus, ses archives ont disparues de l’Elysée sans explication.

Mediapart a remis aux trois juges d’instruction en charge du scandale Bernard Tapie l’enregistrement d’une conversation téléphonique confidentielle de l’ex-homme d’affaires en mai 2009. Cet enregistrement intéresse beaucoup la justice car il constitue un nouvel indice des fortes protections dont Bernard Tapie pourrait avoir profité de la part de Nicolas Sarkozy et de ses proches, à l’occasion de l’arbitrage Adidas puis de la négociation fiscale qui l’a suivi. Au cours de cette conversation privée, Bernard Tapie révèle en effet que le ministre du budget de l’époque, Éric Woerth, et son directeur de cabinet, Jean-Luc Tavernier, s’occupaient en personne de son dossier fiscal, en lieu et place de l’administration des impôts, mais qu’ayant avec eux un désaccord, le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, s’en est mêlé et l’a reçu à l’Élysée.

HLM

Parmi les cas connus de longue date, en 1995, quand le Canard Enchaîné révèle qu’Alain Juppé, alors adjoint au maire de Paris, fait diminuer par ses services le loyer de son fils, heureux locataire d’un appartement du très chic VIe arrondissement de Paris. Alain Juppé lui-même étant locataire d’un appartement refait à neuf aux frais du contribuable. La même année, on découvre que Jacques Chirac, alors maire de Paris, loue à une SCI indirectement contrôlée par la mairie de Paris, un logement de 189 m2 à un prix inférieur au marché. Egalement épinglés à cette période pour leurs abus en matière de logement, le fils de Jean Tibéri, celui d’Edouard Balladur, la fille de Jack Lang, et plus récemment Jean-François Copé. Sans oublier la retentissante affaire Hervé Gaymard, elle aussi révélée par le Canard Enchaîné, en 2005. L’ancien ministre de l’Economie n’était certes pas logé en HLM, mais dans un duplex de pas moins de 600 m2 payé par l’Etat plus de 14.400 euros par mois alors même que l’appartement du boulevard Saint-Michel dont ils étaient propriétaires, qui semblait leur convenir notamment du point de vue de sa superficie, avait été mis en location pour leur procurer des revenus. La location avait été avalisée par le directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin.

La fin

Et qui met on pour sauver l’UMP, Alain Juppé, considéré comme un élément clé d’un système de financement occulte d’emplois au sein du RPR financés par la mairie de Paris et des entreprises désireuses de passer des contrats publics (sa secrétaire personnelle au RPR fut elle-même rémunérée par une entreprise, le groupe immobilier Ségur, puis par la ville de Paris).

2 réactions sur “ La mafia de l’UMP ”

  1. qwerty

    T’inquiète pas, on retrouvera ce genre de magouille au PS, FN, voir dans quelques années au parti pirate. En politique, on te mouille pour pas que tu puisse dénoncer les autres, sous peine d’être pourri aussi. La loi du silence.

  2. Ping Le vote électronique dans une démocratie : STOP ! | Tuxicoman

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