L’endroit à éviter au Cap-Ferret : Il Giardino

Le Cap-Ferret est peut-être le Paradis, mais force est de constater qu’il y est un lieu, autrefois charmant, qui n’évoque plus guère ni le jardin d’Eden ni celui d’Épicure : le petit restaurant Il Giardino, spécialisé dans les pizza (mais pas que !) comme son nom italianisant le laisse présumer, et où nous avions l’habitude de nous rendre une ou deux fois par an. Cette année, ne dérogeant pas à cette tradition désormais ancrée dans le déroulement de nos vacances, nous y allâmes dîner.

Comme le titre de cet article le laisse présager, nous fûmes déçus. Pour plus de commodités, je vais laisser là le passé simple pour vous narrer cette aventure qui ne manque pas de piquant, mais qui par contre laisse désirer côté apéro et amabilité.

Lorsque nous sommes arrivés, un premier serveur nous a demandé, logiquement, si nous désirions manger en terrasse ou à l’extérieur, et comme il y avait pas mal de vent, nous avons opté pour l’intérieur, et sommes donc allés nous installer à une table. Immédiatement, une harpie en gilet fluo nous saute sur le paletot pour nous houspiller de nous installer sans autorisation (alors que, et d’une, nous en avions une, d’autorisation, et de deux… j’aime pas trop me faire engueuler par les serveurs, en général — par personne, du reste, mais encore moins lorsque je suis le client). Bref, ça ne commence pas très bien, mais le malentendu levé, elle nous file les menus. Et la, première erreur fatale dont découlera tout le reste : elle ne nous demande pas, comme c’est la coutume, si nous désirons un apéritif. Or, un apéritif, nous en désirions un (comme très peu de clients manifestement, mais enfin, c’est bien notre droit tout de même). Arrive une deuxième serveuse, qui prend notre commande, mais ne nous demande toujours pas si nous désirions l’apéritif (logique : sa collègue était supposée l’avoir fait), que nous sommes donc obligés de réclamer (nous y tenions).

Dix minutes passent, et toujours pas l’ombre ni de notre apéritif, ni de notre bouteille de vin d’ailleurs. Alors qu’immédiatement après avoir pris notre commande, la deuxième serveuse aurait dû nous le préparer et nous le servir : le principe de l’apéritif, c’est de permettre d’attendre sagement son plat. Enfin, il me semble. Donc je hèle un troisième serveur (nous reviendrons plus bas à cette question épineuse de l’enchaînement des serveurs) et lui dis (aimablement !) que ça serait bien de nous servir l’apéro, parce que sinon, nos plats vont arriver avant lui. Et bingo, alors que serveur n°3 nous apporte (enfin ! Nous commencions à nous dessécher) nos tant désirés apéritifs (sans cacahuètes. Fut une époque lointaine, dans ce restaurant, on nous donnait des cacahuètes avec l’apéritif. Ailleurs, on nous donne même des vraies tapas pour pas plus cher. Ta Panta Rei), nos plats arrivent avec serveuse n°1. Plats que nous renvoyons parce que zut, du coup nous n’en sommes qu’à l’apéro (par leur faute) et que le pastis accompagne mal l’entrecôte-frites. La serveuse bougonne.

Et ça continue. Alors que nous buvions, arrive la patronne, peu aimable malgré ce qu’elle voudra bien affirmer (à côté, les serveurs du café Marly méritent la palme d’or de la courtoisie), vient nous dire de nous signaler quand nous voudrons nos plats, parce qu’ils viennent déjà de jeter une entrecôte et que si ça doit durer 1/2 heure notre histoire, ça serait bien de le dire. Nous essayons donc de lui expliquer notre souci, et de lui faire remarquer ce qui, pour nous et depuis de nombreuses années, est la source du problème dans nombre de restaurants : que les serveurs n’ont plus de tables attitrées et qu’ils vadrouillent au gré du vent, ce qui fait qu’il n’y a plus aucun ordre et que règne la désorganisation la plus totale. Mais là, elle a une excuse (et là, je vous jure que je n’invente rien) : elle ne peut pas faire bosser ses serveurs plus de 44h et il faut qu’elle leur donne des jours de repos, alors comprenez mes braves gens, ça lui ferait trop de personnel à payer.

Stop ! Quoi ? Elle n’a pas le droit de faire bosser ses employés 24/24 7/7 ? Mais franchement, où va le monde !

Bref. On nous apporte notre vin (froid !) et nos plats, réclamés deux fois. L’entrecôte était nouvelle, ok, ce qui n’était pas le cas des pizza, sèche sur les bords. Bon. Nous prenons, quand même, un dessert (ce que n’ont pas fait les gens de la table d’à côté, partis en jurant qu’ils ne reviendraient pas). Bon, ok, les boules de glace étaient grosses. Mais bon.

Ma maman va payer, et essaie de revenir sur l’incident, et se fait envoyer paître par une patronne toujours aussi mal embouchée et dédaigneuse. Et elle a payé les apéros, source du conflit, alors qu’il est d’usage, dans la restauration, de les offrir aux clients lorsqu’il y a un souci (vu la marge qu’il se font dessus, ils peuvent se le permettre).

Conclusion ? Un restaurant où nous n’irons plus parce que la patronne se prend pour une diva (alors que, sérieusement, elle n’est pas la propriétaire de Chez Hortense, non plus), l’une des serveuses serait bien inspirée de ne jamais bosser à Londres parce qu’elle ne risque pas de pouvoir vivre de ses pourboires, et on se fout du client et le sens du commerce est plus qu’approximatif. Je vous engage à le noter dans votre liste noire si vous passez dans le coin !

(tout ça pour deux apéritifs… à quoi tiennent les guerres)

Il Giardino
71 Bd de la plage
Cap-Ferret

Le texte ci dessus est une copie d’un article paru sur Cultur’elle et censuré depuis pour de mauvaises raisons.

Le texte ci dessus ne reflète peut être pas vraiment la valeur du resto, si l’on en juge TripAdvisor, mais c’est manquer de tact que d’attaquer la liberté d’expression pour se débarrasser d’une mauvaise critique.

Je cite la direction du resto : « Mais cet article montait dans les résultats Google et faisait de plus en plus de tort à mon commerce, alors qu’on bosse sept jours sur sept depuis 15 ans, je ne pouvais pas l’accepter. »

Vous pouvez demander à Google de l’enlever de son classement si cela vous dit, car c’est cela qui vous gène et que Google est une société privée qui est responsable de son classement, mais pas supprimer un écrit de l’Histoire ! Si on accepte cela, imaginez la suite….

61 réactions sur “ L’endroit à éviter au Cap-Ferret : Il Giardino ”

  1. Aldeb

    Si l’on censure la critique négative, alors la critique n’a plus aucun sens.
    Ce restaurant mérite une sale réputation juste pour cette affaire.

  2. Gilles

    Et dire que l’auteur de cette critique a été condamnée pour ce billet…

    J’espère que la « nouvelle » de cette condamnation va faire encore + de tort à ce piège à touristes que l’article/critique de base, cela ne serait que justice…

  3. Stresand

    Pas très fute-fute la proprio. Elle aurait mieux fait de la jouer à l’amiable, un petit mail de mise au point, offrir un repas en échange du retrait de l’article. Si son chiffre d’affaire a baissé ce n’est peut être pas la faute de l’article, mais plutôt de ce qui est pointé par l’article non ?

  4. Pedro Luigi

    une seule alternative face a cette censure débile
    La faire connaitre
    Des établissements de ce genre font honte a la profession

  5. Chris

    Je ne discute aucunement le fait de pouvoir donner son avis librement sans être condamné à quoi que ce soit, ça me parait incroyable de bafouer ainsi la liberté d’expression. Ceci dit je m’interroge…Je ne connais pas ce resto, je ne suis pas restauratruce, mais je suis interpellée par l’attitude de la blogueuse. C’est vrai, un apéro doit arriver avant un plat chaud c’est indiscutable. Mais…est-ce une raison pour les faire renvoyer sachant très bien qu’ils seront mis à la poubelle ? Ça me semble être un énorme gaspillage pour un simple couac d’organisation. La viande était saine, pas de problème d’hygiène…personnellement je n’aurai pas pu les faire jeter même en étant mécontente du service. Surtout que la blogueuse dit clairement avoir l’habitude de fréquenter cet établissement, apparemment sans souci jusque là. Du coup cette critique me paraît très dure et même si je suis entièrement d’accord avec la blogueuse sur le fait que la responsable aurait pu offrir les apéros, j’ai tendance à comprendre l’agacement de cette dernière face à une cliente quelque peu rigide… Enfin ce n’est que mon avis, mais comme on dit « il n’y a que ceux qui font rien qui ne se trompent pas ». Un peu de tolérance ne fait pas de mal…

  6. Vic

    La condamnation de la blogueuse pour ce billet est clairement injustifiée.
    Chacun est libre de penser ce qu’il veut et de l’exprimer à qui veut l’entendre.
    Par contre, je rejoindrai Chris sur l’attitude de la blogueuse dans le restaurant. Un apéritif qui arrive en retard nécessitait-il d’en faire tout un plat ? (Ok, désolée pour le jeu de mot.) Personnellement, je crois que j’aurais bien entendu montré mon agacement d’avoir le pastis avec l’entrecôte, sans pour autant renvoyer les plats en cuisine.
    D’abord, parce que gâcher une entrecôte, c’est con ! Ensuite, parce que le cuisinier n’est pas responsable de la qualité du service…

  7. Anonyme

    Faut il se taire, ne rien voir, ne rien dire ?
    Et que fait-on de l’esprit citoyen tout simplement… l’entraide citoyenne dans le pays de bonne bouffe du savoir vivre et des droits de l’homme ?

    On ne peut plus faire partager sa propre expérience sans se voir assigner en justice ?

    Madame, vos écrits m’ont été très utiles et je vous remercie pour votre esprit citoyen… car me semble t il il n’est point besoin d’être critique gastronomique reconnu pour savoir reconnaitre un plat « pas tip top » d’un plat « top » ou un comportement déplacé, pas commerçant d’un comportement courtois et commerçant lorsqu’on a reçu tout naturellement en héritage de sa famille, de ses amis de ses expériences de la vie, un minimum d’éducation, le goût de la bonne nourriture le respect des valeurs tout simplement..

    La Justice rend son jugement en fonction de quoi ?

    De votre manque de professionnalisme culinaire ?

    Si tel est le cas alors faut il en conclure que seuls un professionnel doit pouvoir donner son avis ou l’écrire les autres doivent se taire ?

    Pour moi vous ne faites référence qu’à vos valeurs reçues dans vos écrits et de quel droit vos valeurs personnelles de citoyen n’auraient aucune valeur ?

  8. François

    Lorsqu’on se revendique professionnel en contact avec du public, on se doit me semble t il, d’assumer les conséquences et surtout de garder quoi qu’il arrive, une attitude courtoise vis à vis du client et surtout si celui ci perd patience.
    La restauration est un métier difficile mais si on choisi ce métier on doit s’attendre aussi à devoir gérer des clients mécontents ou tatillons et c’est mieux de s’activer pour faire redescendre les conflits plutôt que de les alimenter avec une cascades de cafouillages à répétions si j’en crois les écrits de la bloggeuse.
    Servir un apéro après le plat, ça ne doit pas arriver si ça se produit on la joue profil bas on ne joue pas les arrogants par-dessus le marché.
    Un apéro se sert avant le plat pas après et si tel est le cas la moindre des choses serait d’en informer le client.
    On est pas que des pigeons !!!

  9. marie

    tout ça est ridicule, personnellement je trouve son mail arrogant, elle a voulu faire du zèle en décrivant toutes ses petites contrariétés en long et en large, j’ai envie de dire que c’est PRESQUE bien fait pour elle…évidemment c’est too much, on ne peut pas condamner quelqu’un comme ça à payer une telle somme pour ce qui est au fond un enfantillage français peut être, mais c’est comme un juste retour des choses, qui sème la haine récolte la colère je crois…quand on veut poster une critique négative, on le fait en restant courtois et respectueux même si on est très contrarié, on essaie de rester poli, histoire de faire des critiques constructives et non assassines…

  10. Fabius Thomas

    cet établissement infâme doit fermer et VITE !

  11. Fabius Thomas

    encore un bien mauvais coup de la justice socialope !

  12. Pascal

    J’espère que cette personne fera appel, sinon, beaucoup de critiques gastronomiques risqueraient bien de se voir trainer devant la justice ! Quoi qu’il en soit, je suis a une vingtaine de km de ce resto, et une chose st certaine, je ne m’y arrêterais pas. et ça va faire assurément faire l’objet de discutions de beaucoup d’apéro a la maison !

  13. Seb

    Bien d’accord avec le commentaire de « Marie ».
    Je trouve que cet article n’apporte rien de constructif, ce n’est à mes yeux qu’un défoulement gratuit.
    Quant à sa condamnation, je trouve périlleux de venir la commenter sans n’avoir rien d’autre pour me faire une opinion. La justice a tranché. On peut ne pas être d’accord mais avant de s’emporter et de crier aux atteintes sur la liberté d’expression, il faudrait je pense en savoir un peu plus.
    La restauratrice (fautive ou pas) n’a pas la possibilité de se défendre face à cette attaque en règle. Elle n’aurait, à lire certaines personnes, que la possibilité « d’acheter » le retrait de cet article en offrant apéro, repas ou je ne sais quoi d’autre. Là encore, rien ne dit qu’on ne lui aurait pas reprocher au final cette démarche…
    Je trouve tout ceci bien triste.

  14. stephane

    Si la bloggeuse dit vrai alors la c’est injustifiée, mais si la bloggeuses ment ou en rajoute pour une raison divers alors la oui c’est normal , maintenant c’est de savoir qui croire car personne peut dire croire sur juste paroles l’une ou l’autre , imaginé un différent avec un de vos client et que celui la vous fait un coms où il vous lâche sur la place publique que ferait vous ??

  15. Zen

    la blogosphere se revolte et c’est assez flippant

    ce restaurant est a present la cible d’insultes a repetition sur TripAdvisor

    si le nom du juge etait connu, sa page facebook serait donc aussi une cible ?

    bref, la foule a sorti ses fourches

    pourtant il est evident que la restauratrice a ete insultee, ce que vous ne voyez dans aucune critique professionnelle, et finalement, le menu en question ne semblait pas mauvais mais a ete a peine mentionne (le prix, le lieu, ne sont de fait aucunement mentionnes)

    la liberte d’expression est evidemment un principe fondamental, mais la blogueuse a-t-elle produit une critique gastronomique ou bien a-t-elle attaque une personne ?

  16. Pascal

    @ Zen, il y a une faute énorme de la part de ce tord boyaux, c’est d’avoir saisit la justice pour se refaire un nom. alors que chouchouter ses clients suivant aurait été plus payant. aujourd’hui le Il Giardino est dans une situation très délicate (mais je ne les plaindrais pas) et cette démarche montre bien un certain état d’esprit difficilement compatible avec le commerce .

  17. Julien

    Oh la la, cet enfantillage… Et puis le ton sur lequel s’est dit … les paroles envers le personnel. C’est d’une brutalité pour un si petit truc sans intérêt que j’en viens à me demander si la blogueuse est pas désormais en profonde dépression nerveuse après ce terrible séjour dans ce restaurant. J’espère qu’elle s’est contentée de l’article pour se défouler, sinon elle a du casser des trucs chez elle en rentrant lol …

    Puis elle s’étonne de payer un apéro … après ça… elle préfère l’apéritif plutôt que le plat (direction poubelle), et elle s’étonne de payer l’apéro. Seigneur, pincez moi, je rêve ..

    Mais c’est typiquement ce genre de comportement pas sympa qui fait que les commerçants deviennent aigris et peu enclins à être aimables. Perso dans un restau il m’est arrivé d’avoir une déconvenue avec un plat, j’ai pas pris pour autant un mégaphone et hurlé dans la rue que dans ce restaurant qu’ils font des plats avec des mouches. J’ai demandé discrètement un serveur, lui ai montré vite fait en souriant, il a pris le plat, m’en a rapporté un autre. Le patron est venu nous remercier pour la discrétion et on a payé le repas moitié prix .. Au final tout le monde y est gagnant.

    C’est pas des Palaces non, il peut y avoir des bugs, mais c’est aussi au client d’encourager d’une certaine façon l’équipe en évitant de les accabler encore plus. Si tu n’es pas satisfait du service, tu peux partir à n’importe quel moment. Pourquoi prolonger un enfer? Ca m’échappe complètement.

    Le restau n’a peut être pas assuré, mais je suis persuadé qu’en restant zen et courtois il n’y aurait pas eu besoin de tout cela. C’est qu’une mauvaise expérience, c’est pas grand chose. C’est comme les gens qui dans les supermarchés cherchent via des mots ou des courriers à faire virer ou sanctionner tel ou tel membre du personnel qui les a mal reçu. C’est vraiment se mettre la rate au cours bouillon pour des broutilles et j’en suis vraiment triste car notre société est essentiellement faite de ce genre de truc désormais. Regrettable

  18. Ping De*faim*ation | Hors du common law

  19. Julie

    Surprise par la condamnation d’une blogueuse pour une critique culinaire, j’ai cherché à en savoir plus. Déjà première découverte, la blogueuse s’est défendue elle-même devant le tribunal, sans avocat. Or les gens qui se défendent eux-mêmes ne savent pas se défendre justement!
    Deuxième découverte, c’est cette fameuse note. Et là franchement, je rejoins certains messages ci-dessus : que de caprices pour un apéro servi un peu tard! C’étaient peut-être des serveurs qui débutaient et ils ont fait un oubli, ça arrive à tout le monde de se tromper !! En plus, elles ont seulement attendu 10 mn leurs apéros qui ont été servis en même temps que leurs plats. Il n’y a quand même pas mort d’homme. En tout cas pas au point d’aller renvoyer les plats en cuisine… on hallucine, quel gaspillage ! Le pompon c’est quand elle en reparle encore à la fin du repas pour avoir l’apéro gratuit. Un peu de décence svp.
    Bref, un billet d’humeur plutôt qu’une vraie critique de restaurant. Personnellement, à la lecture de ce truc c’est surtout la blogueuse que je voudrais fuir plutôt que le restau.

    La restauratrice a eu la maladresse de porter plainte au lieu de diffuser sa propre version des faits sur le net, voire de ne rien faire. C’est triste parce que le résultat risque d’être encore pire.
    En tout cas, il était hors de question de lui conseiller d’acheter le silence de la blogueuse alors que les torts sont partagés.

  20. P. CLAUDE

    @Julie et quelques autres : la question n’est pas de savoir si la cliente était agréable, avenante et parfumée ! Le truc, c’est qu’après le siècle de Voltaire on le droit d’être une gourgandine qui rédige des critiques un peu prout-prout, sans être poursuivi en justice et payer 2500 euros. Enfin merde, la liberté d’expression ce n’est pas que pour les gentils top-models souriants et bien aimés (je suis poli). Je trouve flippant de lire des commentaires du genre « c’est vrai qu’elle avait pas l’air super sympa, alors c’est bien fait pour sa gueule de *Bip* si on lui fait payer 2500 euros d’avoir osé écrire (oulala, la criminelle !) son… récit.

    2500 euros, pour un commentaire ??? Et si elle en avait écrit 4, on aurait reconstruit la Bastille pour elle ? Non mais crévin dieux, m’en fous qu’elle soit sympa : le TGI de Bordeaux marche (et même saute !) sur la tête !

  21. Je confirme hélas en tous points la critique faite a cet établissement ,accueil particulièrement désagréable et service très limite , quant aux plats servis , cela ne relève pas le reste ! On sait ne pas faire de gastronomie ds un endroit comme cel

    Je confirme , hélas , en tous points les dires de la blogueuse , reception plus que désagréable (et nous avons testé a plusieurs reprises, têtus !)plats plus que moyens mais ds un endroit comme celui la ce n’est pas le pire ! Ces gens ne méritent pas de travailler et nous boycottons l’ets et le faisons savoir (plus discrètement )
    Toutefois que des juges aient condamné cette libre expression est scandaleux , ils ont été bien plus indulgents envers leurs pairs pour leur  » murs des cons « autrement choquant mais bien vite enterré ! Pauvre France ! Que t’ont ils fait ! Et nous n’avons pas touche le fond ! Des ferrets capiens avertis !

  22. Lulu

    Quand même, cette cliente, quelle bêcheuse psycho-rigide !
    Renvoyer des plats et les faire jeter à la poubelle juste pour une histoire de délai d’apéritifs.
    On voit bien qu’elle n’a pas de problèmes pour se nourrir.
    Petite bourgeoise égocentrique.
    C’est vraiment dommage que cette stupide histoire de restau plutôt moyen (mais peut-être les prix sont-ils au niveau du service…) et de cliente grincheuse et mal embouchée se conclue par une atteinte à la liberté d’expression.

  23. Mathieu

    Le problème, ce n’est pas seulement la gérante, qui défend bien maladroitement son travail. C’est surtout le tribunal qui est capable de prendre une décision pareille. En effet, il aurait été compréhensible de demander le déréférencement par Google, mais le juge était-il seulement au courant de cette possibilité?

  24. Chris

    @P.CLAUDE: C’est la forme que le tribunal a condamné, pas le fond. Raconter sa mauvaise expérience oui, mais calomnier sur la base de jugements personnels (« serveuse harpie en gilet fluo, patronne qui se prend pour une diva ») et incitation au boycott (« l’endroit à éviter au Cap Ferret », comme s’il n’y avait QUE celui là…) non. Voilà d’un point de vue légal c’est aussi simple que ça.

  25. Mr Steed

    Ne pas être polie mais se sentir dans son bon droit pour ne pas qu’on le dise (sachant que la cliente flouée à payer son addition !)

    Vouloir que le classement google soit revu , quel rêve ! car elle avait 1 article contre, maintenant elle a des centaines de références pourries, de critiques et la blogosphère libre contre elle. Impolie et stupide !

  26. Anonyme

    Mr Steed: cliente flouée ? Pour deux apéros servis un peu tard ??

  27. jb

    J’ai appris la décision de justice que je trouve scandaleuse. Avez vous un compte paypal pour contribuer solidairement à vos frais?

    Jb , blogeur belge

  28. JB

    Voilà une critique comme il en existe des millions. La question n’est pas de savoir si l’on y mange bien, la question n’est pas de savoir si la patronne travaille depuis 15 ans ou pas, la question n’est pas de savoir si l’auteure a fait une critique objective. L

  29. JB

    La seule question est : lorsque question est désagréable, a-t-on le droit de le dire publiquement, sans même utiliser l’invective sans se payer un procès.

    J’ai un avis très tranché sur la question.

  30. straws

    « et où nous avions l’habitude de nous rendre une ou deux fois par an »

    tout de même très surprenant, pour un « endroit à éviter » vous trouvez pas? mdr .. :/
    non, cet article sent la rancune à plein nez, quasiment un règlement de comptes. la patronne a du lui faire mal, très mal, pour qu’elle lâche un article pareil suite à son expérience dans le restau. il n’y a que quelqu’un de profondément blessé dans sa chair qui peut rédiger un truc aussi violent et irrespectueux envers le personnel qui s’en prend plein la gueule.

    c’est même pas une critique de restaurant à ce niveau là; ça parle à peine de la nourriture, encore moins du dressage, même pas de la déco, de l’agencement des tables, rien. juste de ses diverses prises de bec …

    « et sommes donc allés nous installer à une table. Immédiatement, une harpie en gilet fluo nous saute sur le paletot pour nous houspiller de nous installer sans autorisation  »

    >voilà, pour moi tout se passe là. le reste découle naturellement. la blogueuse n’a pas l’air d’être du style à passer l’éponge si facilement, ce petit échange a du conditionner tout le reste et créer une tension qui est restée jusqu’à la fin.

    et la liberté d’expression a ses limites. les injures en sont une

  31. P. CLAUDE

    @Straws :
    « un truc aussi violent et irrespectueux » ? « les injures » ? Ils sont où exactement, ces propos irrespectueux, ces injures et ces violences ? Parce que : les mots qu’on emploie ont un sens.

    Non parce que si la bloggueuse avait écrit « J’ai envie de tatanner la sale tronche de cette grosse pute borgne jusqu’à lui enfoncer son groin dans sa face bouffie de demeurée, sa mère la crevarde vérolée !!! », là oui, je serais surpris moi aussi d’ « un truc aussi violent et irrespectueux », et du ton injurieux.

    En l’occurrence, elle n’a rien écrit de tel. « harpie », voilà encore le mot le plus « violent » de sa critiquette. Alors effectivement, quand on ne sait pas, on peut s’imaginer que « harpie » signifie « putain borgne au cul merdeux » (« Atmosphere ? Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? »), mais en l’occurrence, le mot « harpie » signifie « femme accariatre », rien de particulièrement violent ou injurieux (et qui a fait quelques saisons dans une usine à touriste dont l’adresse contient le mot « plage », n’importe où en PACA, se souvient sans doute de moments ou entre la pression mise par les tolliers et le sans gêne des clients qui jouent les stars, il y a des moments où on peut sembler accariatre en fin de service…).

    Encore autre chose :
    « Cette matrone de boui-boui craspèque avait une chandelle de glaires verdâtres qui pendait, dangereusement suspendue à son nez couprosé, pendant qu’elle servait les plats de la table d’à côté. Quand elle passait (diffiicilement) entre les tables, on ne savait pas exactement d’où venait la puanteur -et le pire fut encore de la voir se gratter les parties intimes en détaillant l’addition (salée) de sa voix de rogome… »
    Ca non plus, la bloggueuse ne l’a pas écrit. Non, elle a juste relaté sa mauvaise expérience, en la déconseillant à d’autres.

    Une dernière chose : j’ai lu quelques uns s’emballer, dans le genre « alala, quel gâchis, sûr que la matrone a dû jeter les plats renvoyés et a demandé au cuistot de refaire cuire une deuxième entrecote aussi sec, quelle honte, quel malheur, quelle salope ! » Oui enfin c’est une façon d’imaginer ce qu’il s’est passé en arrière-salle. Une autre, un peu plus monde-réel, est d’imaginer qu’ils ont mis le plat sous cloche, puis quelques secondes au cro-onde avant de resservir (avec un glaviot de la patronne ou du gilet jaune pour agrémenter -se souvenir de ne JAMAIS se fâcher avec quelqu’un qui transporte ou cuisine sa nourriture -ou alors, APRÉS l’avoir mise à l’abris dans son estomac :-D).

    Allez amis du monde des bisounours, c’est tout pour ce soir. Continuez de vous indigner qu’une cliente ait osé écrire « harpie », « gilet jaune fluo » et « diva ». Ca me rappelle cette politicienne qui a des facture de téléphone de 10 000 euros, remboursées sans broncher par je ne sais plus quel parti qui parle tout le temps de « réduire la dette » -en même temps, ce ne fut pas une surprise d’avoir la confirmation qu’elle avait le langue bien pendue, vu que c’est la spécialiste de l’inflation… Alors cette greluche-là si on lui demande une inflation par mail on se retrouve en GAV, l’autre lama femelle enrhumé si on écrit « diva », « harpie » et « gilet jaune » c’est 2500€…

    Mais tout va bien, circulez : y’a rien à voir au pays des « droits d’l’homme » comme disait l’inflationné !

  32. straws

    @ P. CLAUDE

    la violence, en l’occurrence, c’est le ton et les termes employés pour designer et parler des employés … et de l’établissement. c’est totalement démesuré par rapport à la « gravité » des faits reprochés. vos exemples, c’est de la vulgarité, un ton au dessus des injures.
    que tu n’ai pas passé une soirée agréable et que ton amour propre soit littéralement brisé par le fait de t’être fait remballer, au point que tu puisses pas en dormir si tu fais pas ce qu’il faut pour reprendre l’avantage, je peux à la limite le concevoir, mais bon t’es pas non plus obligé d’employer ce genre de mots pour parler des gens. ça donne juste la sensation que tu es très en colère, que c’est motivé par la rancœur, que tu es réellement affecté par ce qu’il s’est passé et fait donc douter un brin de l’objectivité du billet. surtout quand effectivement, finalement, ça ne parle pas vraiment de ce qui importe dans un restaurant.

    la justice a du voir dans le titre de l’écrit de la blogueuse une sorte de quasi appel au boycott pour qu’elle soit condamnée. un truc dans tous les cas excessif et/ou extrêmement préjudiciable pour le restaurant. il faut quand même savoir que la vie d’un restaurant repose entièrement sur la réputation. ça peut pas toujours bien se passer dans ce genre d’établissements, surtout que bon ça à pas l’air d’être un truc étoilé. c’est des jobs qui peuvent être assez pénibles et le contact cliente est pas forcément aisé. des erreurs ça peut arriver.

    maintenant, faut se demander si un restaurant et ses employés méritent un tel traitement juste pour une déception sur le plan relationnel. des problèmes d’hygiène? plats qui arrivent froids? cafards bien visibles dans le plat? couverts pas lavés? verre déjà utilisé? mobiliser sale/dégradé? 400 euros le café? tables pas débarrassés? nourriture par terre? etc ?
    oui? non?

    vin froid? froid comment? surgelé? avait t’elle commandé un glühwein? jsais pas, faut détailler, c’est déjà plus intéressant qu’une prise de bec :/

    puis franchement, aller expliquer à la patronne quel est le problème des restaurants avec des serveurs qui courent partout. sympa la patronne, car je lui aurais perso répondu que c’est un petit bistrot en bord de plage en pleine bourre saisonnière, et qu’ils n’ont ni le budget, ni de la logistique et ni de l’effectif de La Tour D’argent.

  33. Quelconque

    Beaucoup interprètent la décision de justice comme de la censure. Le Blog, au nom de la liberté d’expression publie le texte. La liberté d’expression, dans l’histoire, a toujours concerné les individus à penser ce qu’ils veulent et n’est pas en cause dans cette affaire. Le problème est la publication et l’impact de sa diffusion. Vous me répondrez qu’il y a la liberté de la presse. Jusqu’à la naissance d’internet et des blogs, la presse était majoritairement l’affaire de professionnels (journalistes sous l’autorité d’un rédacteur en chef,…). Maintenant, n’importe qui peut diffuser n’importe quoi à grande échelle. Les avis des consommateurs sont très regardés, et pour « compenser » un avis négatif, il faudra beaucoup d’avis positifs. Surtout que ces avis restent gravés à vie sur le net. Les blogueurs ont un sacré pouvoir entre leurs doigts. Celui de faire ou défaire des réputations. De faire du mal à un commerce, parfois par pure vengeance. Au nom de la liberté d’expression, peut-on tout écrire publiquement ?

  34. P. CLAUDE

    @Quelconque

    « Le Blog, au nom de la liberté d’expression publie le texte. La liberté d’expression, dans l’histoire, a toujours concerné les individus à penser ce qu’ils veulent et n’est pas en cause dans cette affaire. » (…) « Vous me répondrez qu’il y a la liberté de la presse. » -heu, non, ce n’est pas ce que je vais vous répondre, non.

    ??? La liberté d’expression concerne la liberté de PENSER ? C’est-à-dire « pensez ce que vous voulez, mais en silence » ? Non mais putain, il vaut mieux lire ça qu’être aveugle… La liberté d’EXPRESSION concerne la liberté d’EXPRIMER ce qu’on pense, éh ! Tête de noisette !

    Quant au boycott comme expression de la violence (ça c’est plutôt pour l’autre pseudo), c’est plutôt un sommet, en termes de connerie, vu qu’historiquement, au XXè siècle le boycott a été popularisé par Gandhi et a initié le mouvement de Martin Luther King (non, rien à voir avec un hébergeur de site internet et une chaine de fastfood…).

    Après, les patrons ont toujours soin de mélanger leurs intérêts avec ceux des salariés, du genre : « Si ce blogue n’est pas censuré, je vais devoir délocaliser mon restaurant en Chine ». Ouais enfin sauf que non : un restaurant, ça ne se délocalise pas, because la plage du cap Ferret ne va pas partir en Chine. Ce qui fait que même en admettant que la Giadinette ferme boutique, une autre usine à touristes ouvrira aussi sec,cequi fait que du côté des salariés, c’est kif-kif bourrique -de toute façon pour ce genre de boulot, 44 heures / semaine + les heures au black, épuisant physiquement, demandant mémoire et concentration + le sourire avec tout le monde et la diplomatie avec les cons, il n’y a pas de chômage parce que c’est pas à la portée de tout le monde et que c’est payé au lance pierre (évidemment 2 000 boules / mois c’est plus que l

  35. P. CLAUDE

    (évidemment 2 000 boules / mois c’est plus que la moyenne, mais pour 60 heures / semaine… un gros Bof).

    C’est sûr que c’est un secteur très difficile. Dans l’ensemble, bord de plage = usine à touristes ; on peut y manger, mais il ne faut pas rêver non plus, le client (comme le personnel) n’est là que pour maximiser le profit du patron, alors il faut que ça aille vite. Il y en a eu 4 000 avant, il y en aura 4 000 après, merci, au revoir, et je montre mes dents en rêvant de mon oreiller.

    @Straw
    « puis franchement, aller expliquer à la patronne quel est le problème des restaurants avec des serveurs qui courent partout. sympa la patronne, car je lui aurais perso répondu que c’est un petit bistrot en bord de plage en pleine bourre saisonnière, et qu’ils n’ont ni le budget, ni de la logistique et ni de l’effectif de La Tour D’argent. »

    D’expérience, il y a 3 façons d’organiser le service (je parle de restaurant où il y a plusieurs serveurs).
    1/ chaque serveur s’occupe d’un carré de tables, de A à Z. Il sait où en sont les gens de ses tables dans leur repas
    2/ chaque serveur s’occupe de toute la salle, mais est spécialisé : un ne fait que prendre les commandes, apporter le vin et l’addition, un autre apporte les appéritifs et les plats, tandis que le troisième ne s’occupe que des entrées et des desserts
    3/ le bordel : chaque serveur s’occupe de toutes les tables, en essayant de cacher l’absence totale d’organisation et de logique (ce qui demande des efforts supplémentaire de concentration et de mémoire -et de diplomacie quand forcément il y a une couille…

    Les deux premières organisations fonctionnent aussi bien l’une que l’autre. Pour votre information, les restos gastronomiques optent très souvent pour la deuxième méthode, qui demande plus de personnel (chaque serveur s’occupe de toute la salle, mais en étant spécialisé par plats), tandis que dans les établissements au tarifs très abordables, quand un restaurateur est compétent il opte pour la première option (chaque serveur est responsable du suivi d’un carré de tables, de A à Z).

  36. Luc Charlier

    Je suis vigneron – depuis 10 millésimes maintenant – mais étais un « gosse des villes » auparavant. Notre production est constamment soumise à la critique des autres, à chaque dégustation, dans chaque restaurant, sur chaque table. Et c’est bien ainsi, même si c’est parfois dur à avaler pour l’ego.
    Mais je pense qu’on peut TOUT dire, TOUT écrire, sur tous les sujets. La diffamation n’existe pas. C’est un truc inventé par les puissants et POUR les puissants. Accessoirement, cela sert à faire vivre les avocats et à empêcher les juges – par manque de temps – de se pencher sur des causes qui en valent vraiment la peine.
    Ne vous méprenez pas, je ne dis pas qu’on peut tout FAIRE. Ca, c’est une autre affaire!

  37. à la Queneau

    Dans le genre des Exercices de style de Queneau, l’idée est de réécrire l’histoire. La même, oui, mais autrement.

    « Allô, maman ? Ah t’es au Seychelles ? C’est pas grave, c’est mon portable professionnel. Il faut que je t’en raconte une bonne. Imagine-toi que je suis dans un boui-boui au Cap-Ferret. Parce que je t’explique : dans cette bourgade il y a un resto convenable, ça s’appelle les Hortensias. Bon, alors vu qu’aujourd’hui on est en réunion sur un yoat de Bolloré et comment réduire la dette du parti, pour le déjeuner j’ai eu envie d’être un peu tranquille pour discuter avec ma petite maman. Alors je siffle le groom du yoat,je lui demande où on peut manger, il m’envoie aux Hortensias. J’arrive là-bas, aussitôt je t’appelle. Là, tu ne sais pas ce qui m’arrive ? Un ahuri déguisé en pingouin -on aurait dit Ballamou- vient me « signifier », je cite, « que pour que les clients puissent téléphoner en étant à leur aise, les Bégonias ont prévu un salon à part, pour, tiens-toi bien maman, « ne pas importuner les autres clients » !! Ha ! Ha ! Alors je lui dit « Ta gargotte, commedit Nicolas, j’l’aime pas, j’la quitte. Et tu sais quoi ? J’suis le Garde des Sceaux, abrutit ! » et là, non mais, tu sais ce qu’il me répond, ce grossier personnage ? « Et moi j’garde pas les chiottes ! » Ah ! Je t’assure qu’il va se retrouver en garde-à-vue, avec une fouille bien appronfondie – attends, voilà la serveuse…. Non mais oh ! Ca va pas la tête ? Je demande un appéritif, c’est pas pour accompagner l’entrecôte ! Chais bien que c’est un resto pour la France d’en bas, mais quand même, il y a des limites ! – oui allô maman. Non mais incroyable, quoi. Imagine-toi qu’elle allait me laisser mon pastis avec mon entrejambe cuite à point… Déjà que tout à l’heure l’autre m’a à moitié engueulée parce que je m’installais sans autorisation… Je lui ai répondu mon père a combattu pour la France, ma petite, alors tes discours racistes ça va bien -ça l’a calmée direct. Attends, excuse-moi, en voilà encore une troisème -je t’assure… -Oui, comment ? Ca va pas durer une demie heure ? J’espère bien ! Non mais oh ! Votre salariée me sert l’apéro avec le plat, et c’est moi que vous engueulez ? D’abord ici c’est le défilé de l’incompétence avec la mauvaise humeur en prime. Oui madame, vous êtes la troisème personne incompétente et malaimable à venir m’inportuner dans ce restaurant. D’abord quand on n’est pas la Tour d’Argent, madame, on s’organise. Chaque serveuse a des tables attitrées, pas beoin d’avoir fait science-po quand même pour préférer l’organisation à la chienlit, si ? Quoi ? La faute aux 44 heures ? D’abord Madame, croyez que je déplore que Martine Lubrique vous ait pénétrée avec ses 44 heures, mais c’est pas pour ça que je dois boire mon pastis en mangeant des frites. Oui c’est ça, c’est ça, je me casse, et pôve conne va ! pôve conne ! Mal habillée en plus, va te cacher dans ta cuisine, épouvantail à moineaux !

    Allo maman ? Celle-là on va lui ordonner un contrôle vétérinaire, un truc sérieux, plus le contrôle fiscal et la garde à vue bien approfondie aussi. Non mais oh !

  38. Quelconque

    @ P.CLAUDE, c’est la liberté d’expression qui vous permet d’écrire « Tête de noisette », « sommet, en termes de connerie », « diplomatie avec les cons » « non mais putain » et d’affirmer « en admettant que la Giadinette ferme boutique, une autre usine à touristes ouvrira aussi sec ce qui fait que du côté des salariés, c’est kif-kif bourrique ».
    Vous illustrez parfaitement mon propos. Dénigrer publiquement, ça ne vous gêne pas, quant à l’avenir des salariés, pour vous ce n’est visiblement pas un problème, vous décidez pour eux. La décision de justice, vous n’en tenez pas compte non plus. Comme tout le monde aura compris, sauf vous, je vous rappelle que mon propos tourne autour de l’expression PUBLIQUE, pas son opinion qu’on peut exprimer avec des amis et qui aura une portée limitée dans le temps et dans l’espace. Non je parle d’expression publique sur internet qui reste gravée dans le marbre. L’ironie, c’est que tout le monde à la lecture de votre commentaire intelligent aura pu se faire son opinion sur vous. Heureusement, vous ne représentez aucun commerce.

  39. A la Queneau

    Oups : mon texte ci-dessus est prémonitoire : j’y faisais allusion à la précédente Garde des Sots, mais la nouvelle n’a guère davantage de retenue. 2500 euros pour avoir écrit « Il Giardino, L’endroit à éviter au Cap Ferret » au lieu de « Il Giardino, une patrone malaimable au Cap Ferret » (souvenez-vous que la Cour n’a PAS DU TOUT demandé à la bloggueuse de retirer son billet, mais UNIQUEMENT de modifier le titre…), et 9 mois de PRISON, FERME, et 50 000 euros d’amende ! pour avoir prononcé des mots, certes pitoyables, insultants et grotesque, sur une ministre… Dans un sens, au moins c’est proportionné. Et si quelqu’un donne une giffle, ou un coup de pieds au derrière de Sarkhollandecopé, la justice le condamnera à quoi ? Écartelé en place public, par quatre 4×4, il faut vivre avec son siècle ?

    C’est une honte, sans borne. 2500 euros d’amende pour insultes racistes (absentes du billet de la blogueuse, si elle avait écrit « ces raclures de macaronis », là oui, je trouverais même sa condamnation un peu faible au vue de ses ressources), 3 mois AVEC SURSIS, pour insultes racistes, oui. Mais 9 mois ferme… Ces demeurés successifs sont en train de faire le lit du Front National, c’est à pleurer.

  40. Jp

    Et oui, Le Ferret ç´est déjà la région PACA: des sortes de Parisiens qui se la petent et qui veulent des apéros gratos et des locaux, accent du sud, transpiration, « sangueu chaud » pizzas, bruit de cigalles et de scooter des mers.
    Ça donne envie d’y aller, non?

  41. tito

    Tous les avis négatifs sur Tripadvisor viennent d’être effacés…Censure…encore?

  42. A. Nonyme

    Yelp fait de même. A la finale, si ça se trouve il n’y aura que Google, dans ce cas précis, pour ne pas décider à la place d’autrui ce qui est une information pertinente et ce qui n’en est pas.

    C’est possible, parce que je ne sais pas si vous avez remarqué, mais l’espace Google de ce boui-boui indique « fermeture imminente », ce qui est peut-être une manoeuvre pour se débarasser des « unconvenient » commentaires…

    Personnellement, je suis ulcéré. Qu’une patronne d’usine à touristes soit assez bête pour attaquer en justice ce genre de commentaire, ça ne me surprend pas. Ces gens (certains de ces gens) ont le moral chevillé au tirroir caisse, et ce qui pourrait ralentir le cash-flow est pour eux source d’une angoisse horrible et indiscible, la pire des violence qu’ils puissent imaginer, tant leur univers mental est atrophié et pognoncentré. Donc ça bien sûr, la plainte elle-même je la trouve grotesque mais concevable. Mais que des magistrats suivent… Ca, par contre, la primauté judiciaire des intérêts commerciaux sur les libertés fondamentales, ça en dit long sur l’évolution de notre société.

    Je regrette que la blogueuse ne fasse pas appel. Après s’être lancée dans une « guerre » (!) ridicule, cette blogueuse fuit un combat qui ne le serait pas.

  43. Detox

    Ah c’est sur qu’une prof a plus de temps qu’une restauratrice pour tenir un blog et péter les pattes de ce ceux qui créent de l’emploi. Elle s’est prise pour le Michelin et le Gault et Millau à elle toute seule. Aucune légitimité, aucune autorité. Tout le monde s’en bat les steacks de sa vie, de ses aventures et de ses avis. Oui elle est libre de s’exprimer et de se venger de sa vie de frustrée en public. La restauratrice est libre de lui piquer 2500 par tout moyen légal. Point ! Bien fait pour sa tronche !
    D’après le dernier rapport de l’OCDE la France est désormais au 25ème rang en matière d’éducation nationale. Tu m’étonnes ! Avec les nouvelles préoccupations de nos profs…
    Avis à tout les restaurateurs : Méfiez vous si vous avez une réservation au nom de Caroline DOUDET et tentez de vous procurez sa photo pour vous la scotcher sous la caisse. Refusez de la servir. Qu’elle reste se faire sa bouffe toute seule chez elle ça lui évitera de dépenser du temps à rédiger son vomi.

  44. Detox

    Ah oui….
    Vivement que les élèves puissent donner des avis aussi violents sur Facebook sur Caroline DOUDET et sur sa façon d’exercer sa profession de prof, par ailleurs payée par les restaurateurs et autres créateurs de richesse…
    Caroline DOUDET est un bel exemple de la distinction que l’on peut faire entre l’éducation et l’intelligence.
    Souvenez-vous bien de ce nom : Caroline DOUDET !
    Car de notre côté, avec un collectif, nous pensons adresser un courrier au Ministère de l’Education Nationale pour lui demander que nos fonctionnaires restent bien à leurs place. Nous saurons ces états de services allons fouiller son existence la suivre de très très près. Raz le bol de ces juges des bacs à sable… Pour qui se prend-elle ?!?

  45. R-anses

    Bonjour Détox,
    Je pense qu’à la lecture de vos deux articles vos neurones, apparemment peu nombreux, font la sieste.
    Bon roupillon

  46. Detox

    Bonjour R-anses,
    Le votre (de neurone) tourne en boucle.
    Bon week end

  47. Ping Court Ruling Against Restaurant Reviewer Leaves French Bloggers Reeling · Global Voices

  48. Ping Court Ruling Against Restaurant Reviewer Leaves French Bloggers Reeling - Global Voices Advocacy

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