Comment Google verrouille Android

Un bon article sur ArsTechnica (en anglais) et quelques slides qui expliquent comment Google verrouille Android.

Le code source d’Android est libre mais :

  • son développement se fait dans l’ombre des bureaux de Google et le code source n’est publié qu’après la sortie de la nouvelle version. Pas de décision collégiale sur l’orientation du développement logiciel donc.
  • les applications de base (SMS, navigateur web, recherche, lecteur de musique, etc…) sont maintenant des logiciels au code source opaques et propriétaires de Google. Les applications de base fournies avec l’Android open source sont les vieilles applications qui ne sont plus développées.
  • les services Google sont devenus presque obligatoires. Beaucoup d’applications plantent désormais si ceux-ci ne sont pas présents. Or les installer revient à laisser Google communiquer avec le smartphone en permanence, au travers d’un logiciel opaque qui a les droits root.
  • les fabricants qui veulent vendre des smartphones avec les applications Google (dont le fameux GooglePlay Store) sont contraints par un accord avec Google de ne pas développer de système Android qui n’utiliserait pas les applications Google.

11 réactions sur “ Comment Google verrouille Android ”

  1. f6k

    Bonjour,

    il y a un problème dans l’URL vers le site de arstechnica, ton propre NDD se plaçant devant ;) Par ailleurs, merci pour l’information.

  2. Cédric

    Bizarre l’histoire du logiciel de musique, ce dernier est sous licence apache sous KitKat

  3. Tuxicoman Auteur Article

    @Cedric : C’est open source GooglePlayMusic? Je ne crois pas. Tu peux me donner un lien vers le code source?

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  5. Nicolas

    Complètement d’accord avec cette analyse, mais que faire, je pense bien à ffos, mais il ne lui arrive pas à la cheville.

  6. De Passage

    Pour les gens intéressés par le libre sur mobiles, je recommande de s’intéresser à SailfishOs (https://sailfishos.org/), un GNNU/Linux libre basé sur MER, développé pour Jolla (http://jolla.com/) par la communauté et par des anciens de Nokia. Sailfish est porté sur d’autres téléphones.

    Le téléphone est un petit bonheur à utiliser (c’est fluide, les contrôles sont pratiques). Pour les informaticiens libristes, c’est un peu le paradis:
    – On est sur du noyau Linux récent pour ARM7, avec un vrai Gnu/Linux autour (Basé sur Wayland, Systemd, btrfs…). On peut porter une bonne partie de l’écosystème Linux par simple compilation.
    – On a un système de paquets avec des dépôts, des dépendances (rpms).
    – Le système prévoit nativement un mode développeur de base, avec terminal, accès root, network-over-usb, serveur ssh…
    – L’orientation du développement de Sailfish est communautaire (meetings, forums). Le source est libre (hormis la petite partie de Lipstick).
    – Il y a un bus I2C et une coque avec des spécifications ouvertes pour étendre matériellement le téléphone. Dans les matériels développés par des tiers, on trouve des claviers QWERTY, du rechargement sans contact…
    – Si on veut vraiment utiliser des applis android, on peut faire tourner une VM dalvik de façon transparente.
    – Un SDK libre est fournit. C’est basé sur du QtQuick, et portable sur Linux, windows, macOs, android, IOS, blackberry…

    Il y a aussi une tablette Sailfish (un coeur intel et plein de patate). J’ai pas testé, mais je bave devant :)

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