fév 08
2010

Contrairement à l’idée reçue généralement établie, il est très simple d’assister aux débats de l’Assemblée nationale. Le passage en hémicycle de la LOPPSI est une bonne occasion de s’y rendre et de voir soi-même ce qu'il se passe réellement derrière la caméra. Cela aide également sérieusement à signifier aux députés par votre présence que le débat vous importe. Au point culminant des débats HADOPI ce sont ainsi pas moins de 200 personnes qui observaient depuis les tribunes une cinquantaine de dépuités en contrebas.

Pour cela, il suffit tout d’abord de repérer son député sur le site de l’Assemblée et de le contacter, par e-mail ou plus directement en téléphonant à sa permanence où l’un de ses assistants parlementaires vous répondra. Le numéro de téléphone est généralement disponible sur la fiche de chaque député ; dans le cas contraire vous pourrez le retrouver sur le wiki de la Quadrature du Net.

Demandez tout simplement un billet de séance pour chaque journée qui vous intéresse (attention un billet est valable pour toutes les séances de la journée à l’exception des questions au gouvernement du mardi et du mercredi à 15h, si vous souhaitez également assister à ces séances généralement très fréquentées, veillez à demander également le billet associé).

Vous pourrez ensuite vous rendre au Quai d’Orsay à l’entrée publique de l’Assemblée muni d’une pièce d’identité et d’un haut à manches longues ; vos billets de séance vous attendront à votre nom dans une enveloppe et vous n’aurez plus qu’à passer la sécurité comme à l’aéroport.

La programmation des débats sur la LOPPSI est la suivante :

Mardi 9 Février
après-midi :  17h -> 20h
soir : 21h30 -> ??? *

Mercredi 10 Février
après-midi : 16h -> 20h
soir : 21h30 -> ??? *

Jeudi 11 Février
matin : 9h30 -> 12h30 ?
après-midi : 15h -> 20h
soir : 21h30 -> ??? *

Vendredi 12 Février ?

* Les débats du soir peuvent courir jusque parfois 4h du matin, mais l’on peut estimer que ceux de mardi et mercredi soir finiront probablement plus tôt, aux alentours de minuit.

Il est interdit de parler et de montrer tout signe d’approbation ou de dénégation depuis les tribunes publiques pendant les débats. De plus, vous devrez laisser au vestiaire tout appareil électronique et tout document autre que les documents officiels de l’Assemblée Nationale (texte de loi, amendements, feuille jaune présentant le programme des discussions, trombinoscope, …).
En attendant, vous pouvez lire en contexte et commenter le projet de loi dans le module Simplifions la loi de NosDéputés.fr.

Enfin, vous pouvez, et devriez, prendre du papier et un crayon. Prendre des notes vous permettra de garder une trace de vos observations afin de pouvoir les relayer ensuite sur le site.

Pour ceux ne pouvant malheureusement pas se déplacer, il reste toujours les débats en direct depuis le site de l’Assemblée nationale.

(ce texte est une copie d'un mail de Benjamin Ooghe-Tabanou reçu sur la mailing-list de la Quadrature)

fév 01
2010

jan 28
2010

Pour tous les non-geeks (les malheureux qui n'utilisent pas Linux) et manchots de "l'informatique selon Windows (tm)", l'Ipad constitue une bonne alternative.

En effet, si l'on regarde quelle est l'utilité de l'informatique domestique pour beaucoup de personnes, cela se résume à:

  • lire les news
  • lire ses mails
  • regarder des films
  • écouter de la musique
  • stocker ses photos
  • jouer

Alors bien sur, cela parait dérisoire aux "digital natives" qui pissent du code dans le métro mais il existe une proportion importante de personnes qui aimeraient profiter de ces fonctions basiques sans se prendre la tête avec une souris, des virus, des gestionnaires de paquets, etc... Je pense en particulier aux séniors mais aussi aux personnes ne voulant/pouvant pas suivre l'évolution à grande vitesse des logiciels.

Il manque selon moi une webcam/camera digne de ce nom sur l'Ipad mais la visioconférence n'est pas très implantée faute de standard commun entre les terminaux (Skype, MSN, Jingle, Ichat, etc...)

L'Ipad a un potentiel économique énorme si il arrive à remplacer le journal papier. Je lis en effet des livres PDF dans le métro le matin et je suis bien content de pouvoir lire tranquillement (j'ai un netbook) des oeuvres qui ne sont publiées que sous forme numérique. On peut penser aux rapports de boulot qu'on a pas à imprimer, aux catalogues de produits, aux documentations, etc... mais aussi aux journaux dont on peut récupérer une version actualisée à la minute sur le web alors que la version papier donne des news écrite seulement la veille. L'Ipad, grâce à ses DRMs et son AppStore, peut devenir un terminal attractif pour les vendeurs de journaux. Un journal qui tient dans la main avec des photos couleur, des vidéos et des news fraiches je pense que ca peut faire un joli marché.

jan 23
2010

Le salon Solutions Linux ouvre ses portes le 16,17,18 mars 2010 au parc des expositions de Versailles. Apparement dans le grand hall 1 !

C'est l'occasion de parcourir les stands des grands noms de l'écosystème Linux, mais aussi ceux du village associatif.

Réserver vos badges gratuits dès à présent.

jan 19
2010

Je viens de tomber sous le charme de cette légende de la soul à l'origine de bien des samples, je ne peux m'empêcher de partager cela :

Just the two of us
Ain't no sunshine


Use me

jan 17
2010

Les asiatiques ne voient pas les choses comme nous.

Par exemple, l'image ci-dessous est incompréhensible si on la regarde comme un occidental.

Par contre, comme un asiatique...

Si vous ne me croyez pas, regardez-la d'abord normalement... ensuite, tirez l'extrémité de vos yeux avec vos index, pour vous faire des yeux bridés, éloignez vous un peu et regardez à nouveau !

Comme je le disait, ils ne voient pas les mêmes choses que nous !!!

jan 15
2010

Le Modem a publié mi décembre un programme, issu du congrès d'Arras. On peut y trouver un volet NTIC favorable au logiciel libre, à la neutralité du réseau et à la licence globale.  Extrait :

2-4 Prendre part à la révolution numérique

Internet constitue une révolution du même ordre que l’invention de l’imprimerie il y a cinq siècles. Ce moyen d’expression donne librement la parole à tout citoyen et accès à une multitude de sources d’informations complémentaires. Internet constitue un des derniers lieux de débats ouverts et contribue à l’épanouissement de la démocratie et de l’intelligence collective.

Le concept de neutralité du réseau doit être reconnu comme un pré-requis indispensable au développement des technologies et au maintien de la liberté d’expression. Toute forme de censure du réseau doit être rendue publique et validée par une autorité judiciaire. Les moyens doivent être mis sur l’identification des auteurs des méfaits et non pas sur une illusoire mesure de protection par un filtrage facilement contourné.

La réponse au problème des droits d’auteur sur internet tient en trois points complémentaires développement et multiplicité des offres légales, un système au forfait illimité de type “licence globale” permettant la traçabilité des oeuvres pour tendre à une juste rétribution des ayants-droits et enfin un secteur non marchand pour la promotion des artistes qui le souhaitent (partiellement interdit en France) et la diffusion des oeuvres libres de droits. Nous soutenons le système français du droit d’auteur.

La construction et l’accès à un réseau ouvert et à Très-Haut Débit est un vecteur du droit d’expression, d’accès à la culture, à de nombreux services publics et privés, au travail à distance, à l’aide au maintien à domicile, d’émancipation pour les personnes handicapées et au regain des activités locales. Les pouvoirs publics doivent encadrer et investir de manière coordonnée dans le déploiement de cet outil majeur d’aménagement sur tout le territoire, qui devrait être basé sur la fibre optique, cette dernière offrant un débit virtuellement illimité. De la même façon, le marché du logiciel libre et interopérable est générateur d’emplois et services à haute valeur ajoutée, innovants, peu polluants et non délocalisables sur tout le territoire, surtout par des PME d’un type nouveau : les Sociétés de Services en Logiciels Libres (SS2L).

Concernant les technologies de contrôle de l’individu et de l’internet, il est par exemple essentiel de faire émerger des nouveaux droits fondamentaux, tels que le droit à l’oubli, d’autant qu’en matière de fichiers, le danger ne vient pas uniquement de l’Etat ; n’oublions pas que des entreprises privées (les réseaux sociaux, par exemple) détiennent des masses d’informations considérables sur les individus et que ces derniers n’ont plus de contrôle sur ces informations… A cet égard, le danger est réel et il appartient aux responsables politiques d’intervenir. Il est nécessaire que les citoyens puissent savoir où ils en sont en matière de fichiers, qu’il s’agisse de fichiers commerciaux ou étatiques, dont la masse est considérable.

jan 14
2010

Lawrence Lessig a dit :

We can't kill the instinct of technologie, we can only criminalyse it. We can't stop our children of using it, we can only drive them underground. We cant' make our kids passive again, we can only make them "pirates". Is that good ? We leave in a wird time called age of prohibitions. We leave constantly again the law and it's what we are doing to our kids : they live life knowing they are against the law. That's realisation is extraodinary corrosive, it's extraordinary corrupting. In a democraty we have to do better.

Nous ne pouvons tuer l'instinct technologique, nous ne pouvons que le criminaliser. Nous ne pouvons empêcher nos enfants de l'utiliser, nous ne pouvons que les pousser à se cacher. Nous ne pouvons pas rendre nos enfants passifs à nouveau, nous ne pouvont qu'en faire des pirates. Est-ce une bonne chose ? Nous vivons dans un triste temps des interdits. Nous vivons constamment en infraction avec les lois et c'est ce que nous transmettons à nos enfants : ils vivent leur vie en sachant qu'ils sont en infraction. C'est extrêmement corrosif, c'est extrêmement corrupteur. En démocratie nous devons faire mieux.

jan 12
2010

Aujourd'hui je voudrais vous intéresser au problème de sécurité posé par l'utilisation des cookies dans certaines conditions.

Sur Facebook, Gmail, WindowsLive, Wikipedia, etc.. ainsi que sur les forums vous ne rentrez qu'une seule fois vos identifiants et ensuite le site web se rappelle de vous tout au long de votre visite sur le site. Comment est-ce possible?

En fait, une fois vos identifiants envoyés au site web, celui-ci renvoie un cookie à votre navigateur web, une sorte de badge électronique personnel, et lui demande de le présenter à chaque nouvelle requête sur le site web. Ainsi le site web sait de qui vient la requête et quelles informations délivrer.

Maintenant imaginons un pirate qui veuille pouvoir devenir maitre de votre compte Facebook. Il n'a pas véritablement besoin de connaitre votre mot de passe. Il lui suffit d'aller sur Facebook avec votre cookie pour être reconnu comme vous ! Il reste donc à trouver ce cookie...

Sur des sites web comme ceux cités plus hauts, où tout le trafic est en clair passé l'authentification, il est très facile d'écouter vos communications sur un réseau local.

Il ne restait donc qu'à concevoir un petit programme qui automatise le sniff de cookies et l'injection de cookie dans un navigateur.

La parade est assez simple : Exigez auprès de ces sites web que les communications à caractère confidentiel et personnel soient chiffrées par SSL. Votre profil Facebook ou vos emails ont le droit à la confidentialité.

Même ce blog peut être consulté entièrement en SSL donc pourquoi pas Facebook, Gmail, etc...

jan 10
2010

Je vous ai découpé les meilleurs moments de son hommage à Philippe Séguin :

"Journaliste : Est-ce qu'avec Phillippe Séguin ne disparait une certaine idée de la République?

Henri Guaino : Vous savez, c'est très déstabilisant pour un système quelqu'un qui fait passer ses convictions avant sa carrière dans un système où l'on fait toujours passer la carrière avant les convictions. Bon. Quelqu'un qui tient à ses idées, quelqu'un qui tient à ses convictions est quelqu'un de jugé incontrôlable, insupportable,... encombrant voilà. Il faut pouvoir faire des compromis. Vous savez, c'est un homme politique, il savait que la démocratie c'est fait de compromis. Mais il refusait la compromission (c'est pas tout à fait la même chose)... et le système vit de la compromission alors bon, certains arrivent à faire cet effort sur eux-mêmes, d'autres pas. C'est vrai qu'il n'est pas arrivé à faire cet effort sur lui même.

...

Journaliste : Le portrait que vous faites de Philippe Séguin est également une critique extrêmement dure de la politique telle qu'elle se fait aujourd'hui et telle que vous y participez au plus haut sommet de l'Etat, non?

Henri Guaino : Vous savez, il y a deux façons de faire dela politique, il y a deux façons d'avoir un engagement. Soit on s'engage parce qu'on trouve que les choses ne vont pas bien, on voudrait qu'elles aillent mieux, on trouve que les valeurs qui imprègnent le système sont pas tout à fait les bonnes et on voudrait qu'elles soient meilleures. Ou bien on fait de la politique parce que l'on veut profiter du système (C'est une vieille idée). On y va pour servir, servir un idéal ou servir des idées, ou pour se servir. Voilà."

"Henri Guaino : Au fond, la classe politique n'est pas organisée, n'est pas construite, aujourd'hui en tout cas, pour porter des convictions [ou] pour porter des valeurs. Elle est organisée pour conquérir et pour gérer le pouvoir. Voilà."

Merci Henri, on voulait être sûr d'avoir bien compris ce qui passait dans la France d'en Haut.