Si vous n’avez rien à cacher

D’après le Figaro, Brice Hortefeux se voulait rassurant :

«Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à avoir peur d’être filmé

Mais :

  • si la loi est injuste car aux mains d’un pouvoir oligarchique (Citons les démocraties du Congo, de la Corée du Nord, de la Russie, de l’Algérie…),
  • si votre comportement (ou votre tête) ne plaît pas au pouvoir (bientôt aux mains du FN hein :D ).
  • si vous êtes témoin d’un comportement inadmissible du pouvoir (police par exemple) et que vous voulez témoigner anonymement pour ne pas être victime de mesure de rétorsion?
  • les règles ne cessent d’évoluer. Ce qui était condamné hier peut être encensé demain (lutte pour l’égalité des sexes, résistants hier, Snowden demain peut être). Si les initiateurs de ces évolutions sont poursuivis avant même de mobiliser la population, aucune évolution des règles depuis le peuple ne peut aboutir.
  • peut-être serez-vous même condamné comme dans Le procès de Kafka sans savoir pourquoi.
  • peut-être vous autocensurez-vous déjà sur Facebook, mail etc.. de dire des choses que vous pensez ?
  • la surveillance continue n’est-elle pas synonyme de « tout ce que vous dites et faites sera retenu contre vous » ?

La surveillance n’est pas transparence comme le laisse croire Hortefeux. Au minimum, faudrait-il que la surveillance soit symétrique. C’est à dire que les surveillés en sachent autant sur leurs surveillants que les surveillants sur les surveillés. Or les surveillants refusent tout contrôle sur eux même. Par exemple la NSA oppose le « secret défense », les politiques : leur « immunité parlementaire ». Tant Sarkozy que Hortefeux, ne veulent pas que l’on fouine dans leurs affaires. Le plus cocasse étant de retrouver le meilleur argumentaire dans la bouche de celui qui était le plus fervent « surveillant ». Extrait ci dessous d’une tribune de Sarkozy découvrant sa surveillance par la justice :

« Des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds [...] Qui aurait pu imaginer que, dans la France de 2014, le droit au respect de la vie privée serait bafoué par des écoutes téléphoniques ? [..] La présomption d’innocence désacralisée ? [...] Que chacun réfléchisse à ce bref inventaire car demain il pourra, à son tour, être concerné. C’est de moi qu’il s’agit aujourd’hui. [...]

J’apprends par la presse que tous mes téléphones sont écoutés depuis maintenant huit mois. Les policiers n’ignorent donc rien de mes conversations intimes avec ma femme, mes enfants, mes proches. Les juges entendent les discussions que j’ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L’ensemble fait l’objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires ! [...]

On n’hésite pas à publier des extraits tronqués et mensongers de ces mêmes enregistrements. Qui a donné ces documents alors même qu’aucun avocat n’a accès à la procédure ? Les seuls détenteurs en sont les juges ou les policiers… Sont-ils au-dessus des lois sur le secret de l’instruction ? [...]

On le fait, non parce que l’on dispose d’indices, mais parce que l’on espère en trouver. Aujourd’hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu’elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n’est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l’Allemagne de l’Est et les activités de la Stasi.

Il ne s’agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l’endroit de ses opposants. Il s’agit de la France. »

La Russie veut surveiller ses élèves sur Internet

Le ministère russe de l’Education a mis en ligne un projet de loi sur la protection antiterroriste des écoles qui propose la surveillance sur internet des élèves, suscitant des protestations dans la communauté enseignante. Selon le texte, les responsables des lycées et universités russes doivent « analyser les sites personnels des élèves et du personnel » et constituer des dossiers sur ceux « qui ont tendance à enfreindre les règles ».

Le projet de loi indique qu’il leur revient aussi de « surveiller en permanence internet » afin de collecter des données sur « les activités terroristes » dans leur région. Toute information sur le comportement inhabituel d’un élève devra être transmise au FSB (service fédéral de sécurité, ex-KGB) ou au ministère de l’Intérieur, précise le projet de loi.

Au lendemain de sa mise en ligne sur le site du gouvernement, le projet a suscité vendredi des réactions de la communauté enseignante. « Il s’agit soit d’une absurdité bureaucratique, soit plus probablement d’une tentative de mettre sous surveillance les élèves et les enseignants qui n’approuvent pas le pouvoir actuel », s’est indigné Andreï Demidov, responsable d’un syndicat d’enseignants, cité par le quotidien en ligne gazeta.ru.

Source : AFP/RTL

Et ça provient d’une « démocratie » qui ni n’est pire (on a refusé l’asile à Snowden en France hein! pas la Russie) ni meilleure que le nôtre. Nos politiciens français pourraient vraisemblablement proposer la même chose que ça ne les choquerait même pas. La démocratie passe par la liberté d’opinion, qui nécessite la liberté de penser et discuter, qui nécessite une protection contre la censure et la répression qu’appliqueraient le pouvoir en place pour contrer l’expression de ces pensées, ce qui implique de pouvoir discuter entre citoyens tout en gardant un anonymat vis à vis du pouvoir politique.

Request Policy

« Request Policy » est une extension pour le navigateur web Firefox qui bloque les requêtes inter-domaines.

Le tracking de la vie privée des internautes passe majoritairement par les informations envoyées lors de requetes inter-sites.

Exemple simple: Je visite une page web qui intègre au choix:

  • une vidéo Youtube
  • une police d’écriture évoluée par l’API GoogleFont
  • un bouton j’aime Facebook
  • un script de statistique Google Analytics

Dans chaque cas, une requête est envoyée au service externe. Cette requête contient votre IP, diverses informations sur votre matériel (version du navigateur, OS) l’adresse web de la page que vous consultez, un cookie vous identifiant personnellement (sous couvert de stocker vos préférences) et si la requête mène à un script peut être encore d’autres infos.

Vous pouvez désactiver l’envoi du cookie dans les préférences de Firefox (« ne jamais accepter les cookies tiers ») mais pour le reste, vous êtes la proie du tracking de ces services.

Il est aisé de pour Facebook ou Google de dresser la liste de la grande majorité de sites que vous avez visité aujourd’hui.

Un bon moyen d’empêcher cela est de bloquer les requêtes inutiles vers des sites externes. Ce que fait Request Policy

Vous pouvez bien sûr autoriser au cas par cas les requêtes externes pour afficher les vidéos intégrées, fonts, etc.. quand vous le voulez.

Quand aux webmasters, soyez respectueux de la vie privée de vos lecteurs et réduiser au maximum les requêtes vers les sites externes connus pour avoir le tracking des utilisateurs comme coeur de métier (Disqus, Facebook, Google, etc..)

Universalité du net

Une bonne vidéo de Jeremy Zimmermann.

Je résume ici quelques arguments qui m’ont frappé:

- Parler d’Universalité du Net plutôt que de Neutralité du Net. Cela veut dire un accès égal à tous.

- La surveillance de masse jusqu’aux moindre recoins de ce qui vous entoure (enregistrement des déplacements, des mails privés, des coups de téléphones, de vos notes persos, bientôt votre santé, etc…) viole votre intimité. Même si vous n’avez rien à cacher, vous savez que tout ce que vous pensez tout bas sur vos notes, les gens que vous voyez, ce que vous évoquez tout bas à vos amis, le sport que vous ne faites pas est enregistré et pourra être retourné un jour contre vous. C’est la liberté de conscience qui est atteinte. Il n’y a plus d’intimité personnelle avec la surveillance de masse.

- Le coût de la surveillance de masse est grand, le coût du secret de masse est grand également (protéger un crime d’état par exemple). Si on élève ces coûts en chiffrant nos données et en révélant les secrets les moins bien gardés, ils deviendront intolérable pour l’économie de nos gouvernements qui feront machine arrière. Quelle société voudrait et pourrait payer un flic dans le dos de chaque citoyen?

- Si vous ne voulez pas asservir un tant soi peu la technologie à votre volonté (logiciels libre) ce sont les maîtres de ces technologies qui vous asserviront (Apple)

- La surveillance de masse n’a aucun impact avéré sur le terrorisme (pourtant le crédo utilisé dans 100% des cas pour la justifier). Cependant il est utilisé pour l’espionnage politique (téléphone de la chancelière allemande, ordinateur personnel de la présidente du Brésil) et économique (employés de Petrobras, lignes Alcatel/Wanadoo/Belgacom sur écoute), ce qui est intolérable et crée une asymétrie de pouvoir des surveillants sur les surveillés.

- Les données privées seront utilisées pour faire pression contre vous. Google sait quelque chose sur votre privée que vous ne voudriez pas que votre patron, copine,etc.. sache. Quelqu’un ayant ces infos peut donc faire pression sur vous un jour ou l’autre si vous ne voulez pas que ce soit révélé.

- Lorsque l’on livre ses données personnelles à un cloud espionné par la NSA (Google, Facebook, Microsoft) cela engage notre vie mais aussi celles de nos amis (nos photos contiennent aussi le visage de nos amis, les mails contiennent aussi les messages de nos amis, notre carnet de contact contient aussi les coordonnées de nos amis) et ces amis n’ont pas forcément envie de se voir ficher. Pensez-y.

Vous avez demandé une presse libre?

Le ministère de la Culture a publié, jeudi 12 décembre, le montant total des aides – directes et indirectes – attribuées en 2012 à quelque deux cents titres de presse d’information politique et générale (IPG), et plusieurs fois critiquées par la Cour des comptes.

Selon les chiffres du ministère de la Culture, Le Monde et Le Figaro bénéficient respectivement de 18,6 et 18,2 millions d’euros. Viennent ensuite Ouest-France (11,9 millions), La Croix (10,7 millions), Télérama (10,3 millions, titre du groupe Le Monde), Libération (10 millions),Aujourd’hui en France (9,3 millions), Le Nouvel Observateur (9,3 millions), L’Express (7,2 millions). Le premier pure-player dans la liste est Slate.fr (166 524 euros).

Chacun des montants de ces aides est rapporté à l’exemplaire diffusé, dans le but de « mettre en lien les volumes d’aides en euros avec le nombre de tirages de chaque titre », explique le ministère dans un communiqué. Le total des aides comprend celles dites « directes », les aides postales et celles aux tiers.

Les nouveaux chiens de garde

Voici un film qui montre comment les « intellectuels », « experts » et « journalistes » des médias ne sont en réalité que des « chiens de garde » bien dressés pour défendre les bénéficiaires du pouvoir capitaliste en place.

Pitch : Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur. En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise.

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Peut-on échapper à Google?

Google occupe une position centrale sur Internet. Il est tellement omniprésent qu’il peut être perçu comme un Big Brother auquel vous ne pouvez pas échapper.

Tout d’abord, il faut savoir qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un compte Google pour être suivi et analysé. En effet, chaque utilisateur peut être suivi et identifié par les nombreuses traces qu’il laisse obligatoirement en utilisant les services Google (cookie, adresse IP, adresse mail, numéro de tel, etc…) :

Google sait ce que vous chercher sur le net et quels sites vous visitez

Même si vous n’être pas loggé avec un compte Google, vous êtes identifié par le cookie(numéro unique) que Google stocke dans votre navigateur.

Lorsque vous tapez une recherche par mot clés dans le moteur de recherche Google, celui-ci enregistre l’historique de toutes vos requêtes dans le but de vous proposer des publicités qui vous ressemblent.

Lorsque que vous cliquez sur un lien dans la page de résultats de votre recherche, Google enregistre sur quel lien vous avez cliqué(redirection) afin d’améliorer la pertinence des résultats.

Lorsque vous arrivez sur le site qui vous intéresse, si celui-ci utilise Google Analytics pour ses statistiques (au moins 50% des sites web) ou un bouton Google+, Google est mesure de suivre quelles pages vous visitez sur ce site web.

Google lit vos mails

Si vous utilisez Gmail, vous avez autorisé Google à lire et analyser le contenu de vos mails afin de construire un profil de vos intérêts. Ce profil permet à Google de vous proposer des publicités qui vous ressemblent.

Si vous n’utilisez pas Gmail mais que votre correspondant utilise Gmail, Google a de fait accès à l’intégralité de vos discussions et l’analyse.

Google connait vos relations

Si vous avez un téléphone, et que vos amis utilisent un smartphone Android, ils ont surement votre numéro de téléphone associé à votre nom dans leur carnet d’adresse. Et où est stocké leur carnet d’adresse? Sur les serveurs Google par défaut. Google connait donc la liste de vos relations (ceux qui vous ont dans leur carnet d’adresse).

Si vous utilisez la messagerie instantanée associée à votre adresse Gmail (Gtalk) sachez que Google archive toutes vos communications. Si vous êtes un utilisateur de Jabber et que vous vous conversez avec un compte @gmail, vos discussions sont donc archivées sur les serveurs de Google….

Google vous connait

À partir des infos renseignées par vos amis sur votre fiche de contact Google peut retrouver les correspondances entre nom,  numéro de tel, email. Et si vos amis ont associé une photo à votre fiche de contact, Google a une belle collection de photos d’identité de vous sous tous les angles.

Google sait où vous êtes

Si vous utilisez un smartphone Android, le service de géolocalisation par le réseau fonctionne en arrière plan même si aucune application ne demande à connaitre votre position. Vous devez d’ailleurs valider un message d’avertissement dans ce sens si vous souhaiter utiliser le service de géolocalisation par le réseau. Google est donc averti constamment de votre position jour et nuit.

Comment s’en protéger?

A la vue des exemples précédents, les informations détenues par Google intéresseraient n’importe quel service de renseignement surtout que toutes ces informations personnelles sont bien rangées et archivées, donc facilement exploitables. Pour se prémunir de constitution d’une telle base de données sur vous, vous pouvez :

  • ne pas utiliser directement le moteur de recherche Google mais un portail de recherche (DuckDuckGo, Ixquick, etc…)
  • ne pas autoriser les cookies de Google et utiliser un plugin de navigateur comme Ghostery qui bloque les codes javascript de tracking tels que Google Analystics sur les pages que vous visitez
  • désactiver la fonctionnalité de localisation par le réseau sur votre smartphone Android quand vous n’utilisez pas d’application en ayant besoin ou n’utiliser que le GPS pour connaitre votre position.

Mais vous pourrez difficilement :

  • refuser d’envoyer des mails à des adresse @gmail.com
  • demander à vos amis de ne pas synchroniser leur carnet d’adresse avec les serveurs Google.

Acta > /dev/null

Le Parlement européen vient de rejeter ACTA, par 478 voix contre 39, et 169 abstentions. Cette opposition massive signifie la mort du traité, au moins en ce qui concerne l’Union européenne.

 

Reflets.info, un journal avec du journalisme dedans (rare) !

Plus je lis Reflets.info, plus je deviens fan de Kitetoa. Sélection des derniers articles en date :

Le Colonel Kadhafi a-t-il versé 50 millions d’euros pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007? avec un document fracassant exhumé par Mediapart semblant montrer que Brice Hortefeux et Takieddine de la partie et qu’un témoin de la chose est réfugié en France avec VISA alors qu’il est en même temps recherché par Interpol. Du lourd donc..

Tiens, revoilà le vote contestataire… #oupas qui republie une série de mails à destination du siège du FN envoyés par des afficionados du parti au lendemain du premier tour de de l’élection présidentielle de 2002. C’est effarant !

Le fascisme : les mots et la réalité (historique) ou comment l’histoire nous montrent des situations qui se ressemblent. En l’occurence, l’acceptation du FN en France dans la vie politique et la l’arrivée au pouvoir du fascisme au pouvoir Italie en 1920 avec Mussolini. On devrait tous lire la page de wikipedia retraçant l’histoire de l’Italie fasciste. C’est troublant de ressemblance avec les évènements actuels que de voir comment le parti d’extrême droite a réussi à trouver sa légitimité auprès du peuple et auprès de la république en place.

Si les religions sont le narcotique du peuple (Marx), que pensez de ces politiques qui nous donnent un bonne dose de rêve en s’agitant sans cesse et nous faisant croire (si on y croit encore) qu’ils vont régler lesproblèmes? Je vous conseille de lire Le Narkozysme : une drogue dure ou douce ? rien que pour la qualité de la prose. (article de antifada)

Internet n’est pas contrôlable est une interview de Laurent Chemla, « vieux » hacker de la scène française. J’ai découvert Laurent Chemla et lisant « Confessions d’un voleur » et il s’agit d’un visionnaire méconnu. Cette phrase m’inspire beaucoup : « Le plus grand voleur sera sans doute celui qui réussira à nous vendre l’accès au contenu de nos propres disques durs, partagés en P2P, pour économiser en bande passante et en espace de stockage. »

Bonne année financière pour les journaux indépendants

Arrêt sur Images, détenu à 100% par Daniel Schneidermann aurait en 2011 un résultat net de 50 000 € pour un chiffre d’affaire de 1 100 000 €. Ce serait donc la première année où le site serait rentable.

Mediapart a quand à lui réalisé un résultat de 460 000 € pour un chiffre d’affaire de 5 100 000 € en 2011.

Excellente nouvelle donc que de savoir que des journaux sans publicité peuvent exister !

De plus, et c’est important, ces deux journaux ne sollicitent pas les subventions directes de l’Etat à la presse en ligne mises en place par Sarkozy.